Février c’est

Poésie/première 81

publié le 2 février 2022 , par Jacmo dans Accueil> Revue du mois

 
 

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Après un édito synthétique de la rédactrice en chef Martine Morillon-Carreau, on plonge dans le dossier passionnant de la livraison : peinture et poésie, grâce à un article signé Gérard Mottet.

Il remonte jusqu’à nos ancêtres du paléolithique et met en avant leur aspect commun, à savoir l’imitation. Il s’arrête ensuite au XVII° siècle avec la rupture que sera la Querelle des Anciens et des Modernes. L’imitation d’un côté contre l’invention de l’autre, et l’imagination créatrice. Les peintres du XVIII° chercheront ce qui peut « émouvoir plutôt qu’impressionner ». Citation de Diderot : Les mots sont les couleurs dont le poète se sert. Le Romantisme réunit Hugo et Delacroix. Puis Impressionnisme pour la peinture et symbolisme pour la poésie forment mouvements parallèles. Puis c’est l’émergence de tout un ensemble de mouvements en -isme autour de la Grande Guerre. Les amitiés se tissent entre peintres et poètes. Il est question de « livres d’artistes ». Apollinaire va expérimenter les calligrammes. Gérard Mottet termine son intéressante étude après le surréalisme sur quelques poètes majeurs comme Reverdy, Char ou Tardieu. Au final, c’est l’imagination qui a poussé des deux fers quel que soit l’art ou la pratique. Ensuite Alain Duault prolonge le thème : la peinture fixe l’instant, la poésie en assure la transhumance. Et s’intéresse en particulier à Modigliani en écrivant dans son poème « Nus » : …y a-t-il / Plus beau paysage que la nuque d’une femme courbée / Sur son sommeil... Jacqueline Persini donne un poème où ses mots sont mêlés à ceux du peintre Pierre Delcourt. : Ta peinture, ce n’est pas toi / mais l’inconnu de toi, / de nous / qui, à peine approché / se dérobe. La poésie de Myriam Eck introduit une encre de Marc Bergère. Dominique Zinenberg étudie 8 lectures d’Henri Michaux du peintre Zao Wou-Ki, ce qui est un peu compliqué sans les lithographies.
Ensuite Marilyne Bertoncini donne le dossier du n° : Les Jardins-Femme. Étude à la fois littéraire et pertinente. En prenant appui sur Nerval et Zola. Le jardin, par sa configuration évoque ces parterres brochés des châteaux du Grand Siècle… Puis Jean Cocteau et Lucie Delarue-Mardrus (appartenant au Romantisme féminin), enfin Colette (jardin d’en haut, jardin d’en bas de Saint-Sauveur) et Pascal Quignard.
Alain Duault continue son parcours de Lectures et connivences avec cette fois Jean-Michel Maulpoix en étudiant ses recueils avec sagacité. Deux citations : Au plus près de ce qui se dérobe. Et La poésie met la langue en état critique.
Bernard Fournier nous fait découvrir Maurice Chapelan (pseudo Aristide) (1906-1992) grâce à un gros bouquin universitaire écrit en anglais sur la linguistique ! Avec une langue à la fois savante et pimentée. J’écris pour me surprendre, c’est-à-dire à la fois pour me découvrir et m’étonner.
Martine Morillon-Carreau analyse pour mieux appréhender son parcours le premier volume de l’œuvre critique de Jacques Ancet « Les voix du temps » sur Don Quichotte, Jean-de-la-Croix, Gongora, Quevedo, puis Rimbaud et Mallarmé.
Suivent les poèmes : entre autres Henri Perrier Gustin : Respiration lente, peser les mots / au trébuchet de l’identité. Françoise Vignet : L’ossature des arbres, noirs sur un ciel nu – et le couchant laiteux au loin. Règne du morne. Avant les nombreuses notes de lecture finales.


16 €. Abonnement : 3 n° : 40 €. C/o Claire Garnier-Tardieu : 2, rue Varengue – 92340 Bourg-la-Reine.
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