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	<title>D&#233;charge</title>
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	<description>D&#233;charge est avant tout une revue papier, cr&#233;&#233;e en 1981. Longtemps c&#233;l&#232;bre pour sa couverture kraft, &#233;dit&#233;e depuis le num&#233;ro 100 avec l'estampille du D&#233; Bleu, jusqu'au n&#176; 144, puis par abonnement direct, elle est devenue au fil des ans le rendez-vous attendu de l'actualit&#233; po&#233;tique, avec ses 152 pages bien tass&#233;es.</description>
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		<title>D&#233;charge</title>
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		<title>I.D n&#176; 1003 : Crottes de lapin</title>
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		<dc:date>2022-09-04T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claude Vercey</dc:creator>


		<dc:subject>Autin-Grenier </dc:subject>
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		<dc:subject>Delerm</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Curieux ce mouvement de r&#233;traction (de ma part) devant un nouveau livre de Thomas Vinau : Vivement pas demain en l'occurrence, aux &#233;ditions de La Fosse aux ours. Une sorte d'&#224; quoi bon me saisit, tant le po&#232;te et son &#339;uvre, abondante (quel &#233;diteur ne l'a pas encore publi&#233; ?) et d'une incontestable diversit&#233;, paraissent d&#233;sormais hors d'atteinte de quelque critique qui soit, d&#233;pr&#233;ciative ou louangeuse : il b&#233;n&#233;ficie aupr&#232;s d'un large lectorat d'un cr&#233;dit apparemment inentamable de sympathie, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.dechargelarevue.com/+-Vinau-+.html" rel="tag"&gt;Vinau&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.dechargelarevue.com/+-Delerm-+.html" rel="tag"&gt;Delerm&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Curieux ce mouvement de r&#233;traction (de ma part) devant un nouveau livre de &lt;strong&gt;Thomas Vinau &lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Vivement pas demain&lt;/i&gt; en l'occurrence, aux &#233;ditions de &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://lafosseauxours.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Fosse aux ours&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. Une sorte d'&#224; quoi bon me saisit, tant le po&#232;te et son &#339;uvre, abondante (quel &#233;diteur ne l'a pas encore publi&#233; ?) et d'une incontestable diversit&#233;, paraissent d&#233;sormais hors d'atteinte de quelque critique qui soit, d&#233;pr&#233;ciative ou louangeuse : il b&#233;n&#233;ficie aupr&#232;s d'un large lectorat d'un cr&#233;dit apparemment inentamable de sympathie, &#224; l'image d'un &lt;strong&gt;Philippe Delerm&lt;/strong&gt;, dont on ne s'est toujours pas remis d'avoir go&#251;t&#233; &#224; sa &lt;i&gt;Premi&#232;re gorg&#233;e de bi&#232;re et autres plaisirs minuscules&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'un et l'autre cultivent &#233;galement, avec ostentation, la modestie : dans l'&#233;vocation des plaisirs aussi bien que des peines, minuscules elles aussi, raisonnablement b&#233;nignes, tout juste faites pour donner un peu de piment &#224; la vie qui serait sinon bien monotone :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Je me br&#251;le le bout des doigts contre le m&#233;tal de la cafeti&#232;re. Chaque matin &#231;a recommence. A croire que j'aime un peu &#231;a. Cette sensation d'&#234;tre ici. Sur le mur de la cuisine, le minuscule escargot blanc que l'enfant a rapport&#233; du jardin est coll&#233; l&#224; depuis des mois. Il fait partie de la famille. La famille des bons matins, des vitres ouvertes sur l'automne, des pr&#233;noms &#233;crits &#224; la craie, du chocolat sur le plancher. Ce matin la lumi&#232;re pose sur tes &#233;paules une nuisette de mari&#233;e. Ta peau ne s'use pas, elle s'adoucit. Il y a des plantes &#224; rempoter et du bourgogne aligot&#233;. La nuit Tombera un peu plus vite. Elle me br&#251;lera le bout des doigts. Et j'aimerai &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ainsi va la vie, selon Thomas Vinau (in &lt;i&gt;Le bout des doigts), &lt;/i&gt; vie un peu rebelle mais qui se passe aimablement en famille, proche au fond de celle du lecteur, (pas vraiment en r&#233;alit&#233; : proche bien plut&#244;t de celle qu'il r&#234;verait, le lecteur (mais pas si &#233;loign&#233;e que &#231;a non plus)) que narrent des &lt;i&gt;Petites proses de rien&lt;/i&gt;, pour suivre le sous-titre du pr&#233;sent ouvrage, de ces riens qui, au hasard des pages, peuvent &#234;tre l'agonie d'une abeille, la pluie contre la vitre (&lt;i&gt;Ils ont l'air de bien s'entendre ces deux-l&#224; en ce moment&lt;/i&gt;), ou &lt;i&gt;dans une petite rue un clochard [qui] nous donne un bonbon&lt;/i&gt; : tout, joie ou douleur, restant &lt;i&gt;petite&lt;/i&gt; (qualificatif dont on peut estimer qu'il abuse, comme de celui de &lt;i&gt;simple &lt;/i&gt; et de &lt;i&gt;minuscule&lt;/i&gt;, mani&#232;re assez s&#251;re d'attendrir le lecteur, de se le mettre en douceur dans la poche), ais&#233;ment supportable : si bien que la vie &lt;i&gt;c'est aussi beau que de jouer aux billes avec des crottes de lapin&lt;/i&gt;, conclut le po&#232;me &#233;ponyme du titre de l'ouvrage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attention justement aux conclusions de ces proses, prenez garde &#224; leurs chutes, c'est l&#224; qu'il nous m&#232;ne le po&#232;te, nous attend pour une culbute et signifier mine de rien tout son art, art d'&#233;crivain et art de vivre tout &#224; la fois. Caract&#233;ristique (in &lt;i&gt;Go&#251;ter tous les plats&lt;/i&gt; ) celle-ci, &#224; la suite d'une rencontre avec un vieux monsieur inconnu, &lt;i&gt;sans dents et au teint rubicond &lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait content. Et nous aussi. Vous me direz qu'il n'y a rien eu de sp&#233;cial et vous aurez raison, ce n'&#233;tait qu'une belle petite journ&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et telle autre, quelques pages plus loin (in&lt;i&gt; Si les choses ont un sens&lt;/i&gt;) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Nous ne torturerons personne. Ce sera un dimanche simple en famille.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Difficile au bout du compte de ne pas c&#233;der &#224; la s&#233;duction de ces po&#232;mes doux-amers (comme le caf&#233; ?), que l'auteur lui-m&#234;me place avec quelque raison dans la proximit&#233; des &#233;crits de &lt;strong&gt;Pierre Autin-Grenier&lt;/strong&gt; auquel il ne cesse de songer, si l'on en croit le r&#233;cit intitul&#233; &lt;i&gt;Fid&#232;le&lt;/i&gt;. Le charme premier de ces pages ? Leur innocence un peu roublarde : m&#234;me s'il sait beaucoup, Thomas Vinau &#233;crit comme s'il r&#233;inventait &#224; chacun de ses textes la po&#233;sie (la litt&#233;rature, pourquoi pas ?) dans un &#233;ternel recommencement, nous livrant la description du monde, et les &#233;motions qui l'accompagnent, et l'imaginaire qu'il suscite, &#224; l'&#233;tat naissant : il s'agit, nous explique-t-il (in &lt;i&gt;J'&#233;tais l&#224;&lt;/i&gt;) de &lt;i&gt;d&#233;barquer dans la conscience de ce qui fait ma vie exactement comme un naufrag&#233; sur une plage d&#233;serte&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res &lt;/strong&gt; :&lt;strong&gt; Thomas Vinau&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Vivement pas demain&lt;/i&gt;. &lt;a href=&#034;https://lafosseauxours.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Fosse aux ours &#233;d.&lt;/a&gt; ( 1 place Jutard &#8211; 69003 Lyon) 128 p. 16 &#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;rard Lambert-Ullmann&lt;/strong&gt; vient de d&#233;cerner son prix &lt;i&gt;Loin du Marketing&lt;/i&gt; &#224; Thomas Vinau. On en parle d&#232;s le prochain article.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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