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par jacmo
8.02.2012 LE COIN DE TABLE n°
49 : Avec un article bienvenu sur Boris Vian - dont j’ai été un fervent lecteur - de Jacques Charpentreau : l’art de la provocation poétique. L’auteur rappelle que Boris Vian a été connu par deux scandales : J’irai cracher sur vos tombes (roman noir, signé Vernon Sullivan) et Le Déserteur, chanson écrite au début de la guerre d’Algérie en 1954. Ses œuvres les plus importantes : l’Écume des jours et l’Automne à Pékin n’ont eu aucun succès. Il publia son premier recueil de poèmes : Cantilènes en gelée chez Rougerie en 49, et son livre le plus important en poésie : Je voudrais pas crever parut de façon posthume chez Pauvert en 62. Comme souvent il fut reconnu à sa juste valeur bien après sa mort, en 59. 24 €. 4 n° : 70 €.
16, rue Monsieur le Prince – 75006 Paris. FRICHES n° 109 : CASSANDRE HORSCHAMP n° 88 : Plein d’autres choses, sur le théâtre et autres pratiques artistiques, dans une dimension militante. Très riche. Beaucoup d'enthousiame.
cassandre@horschamp.org www.horschamp.org 6.02.2012 L’ARBRE À PAROLES n° 154 : 30.01.2012 LE MAGAZINE LITTERAIRE n° 516 : –en kiosque. le 28.01.2012 RÉSONANCE GÉNÉRALE n° 4 : 12 €. (2 n° : 20
€). Au-dessus du Village – 25210 Mont de Laval. le 10.01.2012 NOUVEAUX
DELITS n° 42 : La revue de Cathy Garcia sort quasiment un spécial « après Fukushima » puisqu’elle reprend en partie un recueil de haïkus du cercle Seegan dirigé par Laurent Mabesoone qui vit au Japon depuis une vingtaine d’années à Nagano. Deux choses à noter, d’une part cela montre évidemment le retentissement considérable de la catastrophe dans l’écriture vivante du pays, et d’autre part les haïkus, qu’on aurait pu croire dévolus à une poésie parfois un peu naïve ou lénifiante, sont presque réversibles et aptes de la même manière concise et fine à capter des réalités opposées et dramatiques : Un trèfle à quatre feuilles ! / La quatrième feuille, c’est un peu / de césium en plus. (Kayo Takahashi) 4 n°: 25 €. Association
Nouveaux délits : Létou – 46330 Saint-Cirq-Lapopie. CONTRE-ALLÉES 29-30 : le 16.12.2011 CARRÉ n° 1 : Ce n° : 15 €.
Abonnement : 3 n° : 40 €. 36, rue Michelet – 89000 Auxerre. le 14.12.2011 GROS TEXTES n° 4 : le 10.12.2011 COMME EN POÉSIE n° 48 : Suite à la disparition de Michel Héroult, Jean-Pierre Lesieur republie l’historique de la revue Le Puits de l’ermite (1965-1979) par Jean Chatard. Ce fut ma première approche de revue. Visite d’un membre de l’équipe (je ne sais plus lequel) chez moi à Drancy. Rencontre de Jean Chatard, le rédacteur en chef, chez lui à La Courneuve. Première critique de mon premier recueil par Jean-Pierre Lesieur ! Cette revue reste pour moi parée de plein d’attraits, elle fut véritablement initiatrice… Si l’on y ajoute la présence de feu Robert Momeux, ainsi que celle de Jean-Claude Roulet dans la revue suivante de Jean Chatard : Soleil des loups (imprimée par Michel Héroult) que j’ai pu interviewer, l’un et l’autre habitant dans l’Yonne…. Tout cela résonne en moi profondément. La rupture avec la première revue et le passage à la seconde pour Jean Chatard fut le non-aboutissement d’un dossier Norge. On imagine aujourd’hui comme il serait attendu et convoité. 4 n° : 12 €. 2149 avenue du Tour du lac – 40150 Hossegor. le 7.12.2011 L’AUTOBUS n° 5 : La revue de Fabrice Marzuolo sort très régulièrement, en gros à la limite du bimestriel et du trimestriel, y a pas de nom. Chaque fois un thème, que les intervenants suivent à fond, ou sur la tranche, même sur le fil, voire pas du tout. Enfin, bref, ça n’a guère d’importance. Le thème quand même ? : le ring. Et l’on prend un uppercut d’entrée de jeu avec Colette Gaillard puis directo derrière une droite de Marc Bonetto. Après on est groggy pour lire le numéro. Faut dire qu’on n’a pas eu le temps de se mettre en garde. Isabelle Grosse nous la boxe à l’anglaise, en jouant sur le mot : bague. Défilent ensuite Jany Pineau, Guillaume Decourt (tiens un Polder !), Murièle Laborde Modely, Marie Evkine qui ressort de son gant un extrait de son « Dessert de lune » de 2006 !, Marlène Tissot qui résume la livraison : « Itinéraire d’un coup de poing dans le gueule »… On est au sol. KO. Le compte est bon. Mais on ne jette pas l’éponge, on attend déjà le prochain n°. Le thème, hein ? : feu naître… Fabrice Marzuolo : 28 rue Georges
Pompidou – 78380 Combs la Ville. le 2.12.2011 LE COIN DE TABLE n° 48 : On peut juger aussi juger une revue au regard des revues qui sont recensées dans sa partie critique . Ainsi sont notulées : L’Agora, L’Albatros, L’Amitié Charles Péguy, Art et Poésie de Touraine, Le Bulletin des Lettres, Les Cahiers de la rue Ventura, Le Carnet et les instants, Le Cerf-volant, L’Etrave, Inédit, Le Journal des Poètes, Le Manoir des Poètes, Po&sie (« revue phare du jargonautisme »), Poésie directe, Poésie sur Seine, Soif des mots, Trilles et Décharge (uniquement pour le dossier Marie Huot dans le n° 151)… A comparer avec la chronique des revues de Christian Degoutte dans Verso où l’on ne retrouve aucun titre de la série précédente (avec une vingtaine d’autres publications dûment répertoriées)… à part Décharge ! Décharge ferait-elle consensus ?... A noter surtout l’événement scandaleux du moment : l’expulsion (effectuée) de la Maison de Poésie de ses locaux et de ses 30.000 volumes mis en caisse et en sommeil. Un peu comme un symbole des égards pris par la politique culturelle envers la poésie. 4 n° : 70 €. SPF : 16, rue Monsieur le Prince – 75006 Paris. le 28.11.2011 7 À DIRE n° 47 et
48 : 5 n° : 20 €. La Sauvagerais -La
Rotte des Bois – 44810 La Chevallerais. REVUES REVUES n° 3 : Sous ce titre doublé se cache le Bulletin de la Bibliothèque de revues poétiques et littéraires de la Cave Littéraire de Villefontaine, la Poéthèque (pendant d’ARPO et son Conservatoire des Revues de Poésie à Carmaux). La Poéthèque, ce sont 35 000 revues recouvrant 2 300 titres différents. Respect ! Donc ce troisième bulletin, après la périodicité des revues, puis leur longévité, s’attaque à la numérotation. Ça paraît formel, mais s’avère très passionnant, pour quiconque s’intéresse à ce monde particulier. On apprend pas mal de choses grâce à l’étude minutieuse de mon homonyme Jean-Paul Morin, sur ce qui bouge à côté du titre contraint. Ainsi la revue Les Temps modernes a abandonné les chiffres romains lorsque ça ne rentrait plus dans le dos carré !, ou bien Gare maritime, à Nantes, pratique le numéro-année, sans parler de celles qui pratiquent la numérotation à l’envers, comme Liqueur 44 qui a commencé au 83 (ça permet de savoir à l’avance quand ça devrait finir), sauf qu’elle s’est arrêtée assez rapidement en cours de route… Beaucoup d’illustrations de une… 14, Place du 11 Novembre 1918 – 38090 Villefontaine www.lacavelitteraire.com le 4.11.2011 PAGES INSULAIRES n° 21 : 17 €. 8, rue Charles Moiroud – 95440 Ecouen. le 3.10.2011 MICROBE n° 65, 66
et 67 : Eric Dejaeger m’envoie trois n° d’un coup. Ça faisait un moment que je ne l’avais reçue. Etant donné qu’elle est bimestrielle, et que je l’ai connue à ses débuts… une petite dizaine d’années a dû s’écouler. Elle est donc bien régulière et réglée. Format A6, au minimum 16 pages intérieures (15 auteurs, 2 illustrations) + les 4 de couv’ (Une, l’ours, Eric Dejaeger et la der’ critique). La maquette est de même rodée, au détail près. Presqu’aucun auteur ne double sur ces trois livraisons lues à la file. Comme chaque page offre un poème ou un texte, la police de caractère varie beaucoup. C’est ouvert, décontracté, désinvolte, parfois limite facile, parfois un poil mauvais. C’est en tout cas, une chance pour les auteurs d’avoir cette possibilité de publier. Je dis ça sans dédain. Je crois que le parti-pris est de ne pas se prendre la tête, ni de « se la jouer ». Sa longévité montre qu’elle a trouvé depuis longtemps un lectorat fidèle, et qu’elle mérite un coup de chapeau ! Belgique : 10 n° : 12 €. Europe : 10 n° : 17 €. Voir avec Eric Dejaeger : ericdejaeger@yahooo.fr Le 28.09.2011 Rappel : dans son récent numéro hors série, Décharge a publié de lui huit poèmes magnifiques. le 23.09.2011 TÉLÉRAMA n° 3219 : Qu’on ne se trompe pas, il ne s’agit pas pour moi de faire la promotion de Télérama ! Télérama parle de la poésie une fois tous les deux ans, voire en année bissextile… Mais ici, le thème principal, accrocheur, du magazine est consacré au « plagiat », en référence dans l’actualité à l’affaire Joseph Macé-Scaron. Une universitaire dans un entretien rappelle pertinemment qu’étymologiquement, plagiat signifiait vol d’enfant et qu’aussi bien le plagié dans son juste droit que le plagiaire dans le déni se sentent volés dans leur intimité la plus secrète. Comme exemple phare, le témoignage de Thierry Mattéi qui s’est fait plagier son manuscrit « Je serais voltigeur » par Patrice Delbourg dans le recueil « L’ampleur du désastre », qui obtint en outre le Prix Apollinaire 1996. Thierry Mattéi a eu le cran, alors qu’il avait affaire à un critique et journaliste réputé, d’aller jusqu’au bout puisque Patrice Delbourg a été condamné l’année suivante pour avoir contrefait ses poèmes. Il me souvient avoir envoyé une lettre aux revues de poésie le 31 mars 1979 avec Le Crayon noir dans le même sens, mettant en regard le texte original, concernant un recueil de réflexions sur la poésie et les emprunts déjà du même Patrice Delbourg. Cette méthode de "la mise en parallèle" avait été reprise dans la foulée en quatrième de couverture par la revue du Nord de Jean Dauby : Froissart avec d’autres plagiés et... toujours le même plagiaire. 1979, 1996, 2011… ça ne change guère ! - en kiosque. le 21.09.2011 INTERVENTIONS A
HAUTE VOIX n° 48 : Abonnement : 27 €. 47, rue de la Bataille de Stalingrad – 92370 Chaville. le 13.09.2011 VERSO n° 146 : Pour clore ci-dessous mes notes concernant Verso du 2.06 et 7.03, ces phrases finales en petits caractères à la préface d'Alain Wexler : Pas de thème imposé. Ce dernier découle d'une analyse des textes rassemblés pour une saison.Je pense qu'on peut se contenter de cette formule qui semble assez proche de la réalité, et plus juste surtout en regard des textes très divers qui suivent l'apparence du thème fédérateur. le 6.09.2011 L'AUTOBUS n° 4 : Spécial "Revuiste"... Autant dire que je l'ai dévoré d'un coup. Gloup ! Fabrice Marzuolo, l'animateur, caractérise bien leur rôle : ...sans les revuistes, les poètes existeraient encore moins. Cathy Garcia (Nouveaux délits) note que pour elle : l'important dans la poésie, c'est le lecteur. Patrice Maltaverne (Traction Brabant) stigmatise le concept ainsi : la poésie actuelle reflète bel et bien la société des gens qui n'écrivent pas, avec en plus, quelques révoltes avortées, et beaucoup d'artistocratie de plume ! Tout est dit ! Jean-Pierre Lesieur (Comme en poésie) tire son propre bilan : je n'ai jamais rencontré les poètes ou les éditeurs à un haut niveau du panier ou du pavé... je suis un petit poète revuiste qui a vécu dans son coin. Il conclut ainsi par deux affirmations : les critiques ne servent à rien et le problème de la poésie, c'est la diffusion. Eric Dejaeger se contente d'une promotion pour sa revue Microbe. Claude Vercey profite pour faire le point sur la collection Polder dont il est responsable depuis 2009. Texte indispensable pour tout candidat à la publication. Moi-même je fais état d'un incident qui m'est arrivé, il y a peu. Enfin mon homonyme Jean-Paul Morin, en tant que responsable de la Cave Littéraire, apporte un point de vue plus général qui donne de l'air aux propos : La naissance d'une nouvelle revue devient un événement qu'il faut saluer avec empressement. Egalement dans la même optique : L'éditiorial apporte, le plus souvent, un nouveau souffle. Il montre bien l'importance de ces conservatoires et des bases de données en résultant. 2 €. 287, rue Georges Pompidou - 77380 Combs la Ville. le 3.09.2011 PAGES INSULAIRES n°20 : Dans l'éditorial de son vingtème numéro, Jean-Michel Bongiraud fait une sorte de comparaison entre actualité historique et poésie. Si l'on est bien d'accord avec lui dans le premier paragraphe, on ne saisit pas bien l'intérêt du second, des insinuations, des vérités généralisantes, une mise en cause du lecteur qui n'y peut mais... Tout cela semble confus... Jean-Michel, ne t'emporte pas comme ça, tu vas te faire du mal ! 6 n° : 20 €. 3, impasse du Poirier - 39700 Rochefort/Nenon. le 2.08.2011 L’ARBRE À PAROLES n° 150 : 4 n° : 25 €. Maison de la poésie d’Amay : BP 12 – 4540 Amay (Belgique). Le n° simple : 7,5 €.
Le 22.06.2011 Ça
bouge dans les lignes 2. Emmanuel
Hiriart qui a dirigé P/P depuis 25 n° (après Robert Dadillon) laisse la place à un
triumvirat (de femmes) qui s’occupera chacune son tour, en ce qui concerne la
sélection des poèmes, d’une des trois livraisons de l’année :
Jacqueline Persini Panorias (juin), Martine Morillon-Carreau (octobre) et
Ludmilla Podkosova (février). On ne
sait trop comment ça peut fonctionner. Mais cette configuration est
suffisamment inédite pour suivre cela de près. En outre, on retrouve tout le
comité de rédaction sur le fronton pour la bonne raison que pour ce ° 50, en
forme d’anniversaire, il a été fait appel à l'ensemble des collaborateurs
de la revue. Abonnement : 3 n° : 29 €. Emmanuel Hiriart : Maison Allegera – Lot. Ibai Ondoa – 64220 Ispoure. le 3.06.2011 TRACTION-BRABANT
n° 40 : Résidence Le Blason 3° étage 4 Place
Valadier – 57000 Metz. 5 ex : 10 €. le 02.06.2011 VERSO 145 : L’AUTOBUS n° 3 : Prochaine livraison, un thème
qui me parle : Revuiste. le 6.04.2011 LE
COIN DE TABLE n° 46 : Jacques Charpentreau donne
une bonne chronique sur « Michel Houellebecq, poète contemporain ».
On aurait pu penser que c’est le genre de poète qui ne passe pas, aux yeux du directeur de publication de la revue Le
Coin de table, alors que l’analyse est extrêmement fine et juste. Est-ce
dû au fait que Houellebecq écrit la plupart du temps en vers simili
classiques, à la limite de l’indigence,
ajoute cependant Charpentreau ? Houellebecq se place aux antipodes du
lyrisme en choisissant des lieux urbains les plus ordinaires et les plus banals,
et des personnages de la même teneur. Il y a de la compassion, quelque part,
malgré la froideur à la limite du cynisme. Mais aucun bon sentiment, c’est
certain. Houellebecq ne cherche pas à faire rêver, bien au contraire, il décrit,
déplie, impitoyablement la réalité. Le côté misérabiliste de sa poésie
vient certainement de sa vision profondément pessimiste. Sa lucidité décape
jusqu’à l’os. Rappelons que la Maison de
Poésie doit quitter ses locaux. 30.000 ouvrages à la rue ! Le scandale est
patent. (Voir l’I.D. 315. de Claude Vercey et la pétition à signer). 25 €. le n°. Abonnement : 4 n° : 65 €. 11 bis, rue Ballu – 75009 Paris. le 22.03.2011 MULTIPLES
n° 78 : La revue d’Henri Heurtebise a dépassé les 40 ans. C’est prodigieux ! Elle passe à présent de numéros-découvertes en numéros-anthologies. Les premiers donnent des inédits, les seconds reprennent ce que HH considère comme le meilleur de la production actuelle. Ce qui est encore plus étonnant, c’est qu’il est toujours plein d’ardeur et d’idées, preuve en est : l’inauguration d’une nouvelle rubrique : « les couvertures de », et à quelle revue donc consacre-t-il cette première ? … à Décharge ! avec toutes les unes, du n° 124 au n° 148, 24 donc où sont repris surtitres, invités de marque et griffe de l'idée bleue, et, en outre, la reproduction illustrée du 143 (dessin de Raymond Beyeler). Ajoutons que la revue a fait appel à un nouvel imprimeur, (nouveau papier, nouveau logo…), ce qui donne un petit coup de jeunesse à tout ça. La revue Multiples porte bien son nom. 3 n° : 18 €. 9, chemin de Lançon – 31410 Longages. le 15.03.2011 COMME
EN POÉSIE n° 45 : La revue de Jean-Pierre
Lesieur ressort d’un vieux n° du Puits
de l’ermite le témoignage frappant de Roger Laly qui a vécu semblable déportation
avec les mêmes horreurs et les mêmes souffrances que celle de Robert Desnos
entre le 27 avril 1944 où ils quittent Compiègne et sa mort en juin 1945, en
Tchécoslovaquie libérée par les Soviétiques, en passant par les camps
d’Auschwitz, Buchenwald et Flossenburg... Mis à part que ces récits donnent
toujours froid dans le dos, on imagine bien grâce à ce survivant quels ont été
les moments ultimes et terribles de la dernière année de vie de l’auteur de Corps et biens. Le témoignage prend tout son sens lorsque Roger
Laly rapporte une réaction de révolte héroïque de Robert Desnos, qui aurait
pu entraîner sa mise à mort immédiate de la part des nazis. Une photo est
donnée en illustration où l’on voit dans un groupe exténué le poète un
mois avant sa disparition. L’entretien est signé Jean Chatard. 3 €. 4 n° : 12 €. 2149 Avenue du
Tour du lac – 40150 Hossegor. le 13.03.2011 Ici
é là n° 14 : La revue de Jacques
Fournier, toujours un événement ! (Je ne vais pas encore lui consacrer ma
prochaine revue-du-mois, - ça va
bien, elle truste quasiment la place…) J’ai été interpellé par
l’intervention plastique de Dan Bouchery, plus connue (au moins quant à moi)
pour ses poèmes. Elle illustre la livraison par des photos de calvaires au bas
desquels sont rajoutées chaque fois cinq chaussures abimées et dépareillées
(shoes art). Le côté religieux aurait eu tendance à m’irriter a
priori. Mais l’assemblage de la représentation de ces Christ
aux pieds nus avec l’offrande des souliers au rebut dans des photos différemment
cadrées où les poses convenues et les couleurs passées se marient au paysage
de l’Ouest en arrière est étonnant. On a toutes les gammes de matériaux des
crucifix : bois, pierre, plâtre, avec l’égalité des pieds blancs cloués
et tous les types de chaussures en humbles présents comme pour revêtir les
extrémités blessées vers un nouveau chemin à parcourir. L’association du
martyr, de la passion et de la simple charité est émouvante jusque dans son
apparence irrationnelle, propre au trouble artistique. Trois poèmes au diapason
de Dan Bouchery complètent la démonstration très bien analysée par Jacqueline Held. le 7.03.2011 VERSO
n° 144 : On commence par un erratum :
sur la couverture est indiqué mars 2010 ! Quelquefois, c’est ce qui se voit comme le nez au milieu
de la figure qui passe au travers. Je suis bien capable d’erreur de la sorte.
En revanche le texte introductif d’Alain Wexler, appelé pompeusement pour une
revue « préface » me laisse davantage dubitatif. J’ai beau lire
et relire cette page liminaire qui envoie le thème du numéro, je reste
perplexe, voire abasourdi. On commence par un hendécasyllabe de belle tenue :
Se voir dans la proie, c’est rendre l’âme
un peu… Lancé comme un paradoxe, est-il ajouté. Et à partir de là, les
assertions s’enchaînent à grande vitesse, un peu sur le principe du
bout-de-ficelle/selle-de-cheval. On reste un peu dans la rhétorique avec
question oratoire et réponse sur mesure, emploi d’un « ils »
accusateur, dont on ne sait pas bien ce que ce pronom personnel recouvre, des
arguments historiques cul par-dessus tête : l’Europe avant 14-18, une
interpellation finale du lecteur qui n’en peut mais, enfin trois exemples au
total tirés des textes de la trentaine d’auteurs à suivre qui constituent la
livraison justifiant si l’on veut (« plus
ou moins ») le thème retenu : Contre,
qu’on admettra globalement, par abandon pur et simple de n’y rien
comprendre. 20 €/an :
4 n° . Alain Wexler Le Genetay – 69480 Lucenay. le 1.3.2011 DANS
LA LUNE n° 21 & 22 : La revue de Valérie Rouzeau
propose au bout de sept ans un n°
double, qui sera peut-être le dernier, si j’ai bien compris. En tout cas, Valérie
donne un texte final : Sur Terre,
qui est de fait la réponse à une question que Bruno Berchoud lui posait pour
un dossier la concernant à paraître dans un prochain numéro de Décharge.
Vous me suivez ? c’est un peu à l’envers. Mais faudra remettre tout ça
dans l’ordre quand toutes les pièces seront publiées. Donc Valérie livre sa
position sur l’école et la poésie, non pas en tant que poète donnant son
avis en l’air, mais bel et bien en tant que participante active à des
ateliers d’écriture avec toute sortes de niveaux, de la primaire au lycée.
Sa façon d’aborder la poésie avec les enfants est constituée de cette
malice et de cette intelligence sur le sens, les sonorités et l’approche du
lexique que l’on retrouve évidemment dans sa propre écriture. Un texte
important pour ceux qui la suivent de près. Maison de la Poésie – 8 rue Kléber –
51430 Tinqueux. le 23.2.2011 INTERVENTIONS
À HAUTE VOIX n° 47 : On connaît le principe de fonctionnement de cette revue.
Un thème avec un responsable qui s’occupe de collecter les textes. Ce qui
permet de multiplier les participants à une ou deux pages chacun. Environ 35
auteurs donc autour de L’infini,
sous la houlette de Guy Chaty qui donne le meilleur texte de l’ensemble, en
reprise sur la quatrième de couverture, entaché d’une coquille à l’intérieur.
Dans cette cascade de pages, certaines paraissent insipides. La plupart
reprennent le mot-thème pour bien coller au prétexte. Danielle Allain-Guesdon
achève ainsi : l’horizon
jamais atteint, ce qui est une chute bien vue. Jean-Louis Bernard
donne trois textes qui auraient pu figurer dans d’autres thèmes aussi bien
(la lampe, le vent, le livre). Ce sont des propositions. Louis Bertholom se met
sous le haut patronage de Lautréamont ; là, il n’y a rien à dire.
Alain Lacouchie pose peut-être la bonne question liminaire : Pour en finir avec l’infini. Patrice Maltaverne pénètre le thème
à sa manière : Si l’infini avait
la forme d’un ballon / je pourrais avancer à l’intérieur / Sans me faire
mal…Enfin Jeanine Salesse est la seule à utiliser le symbole
IVH a les défauts de ses qualités. Depuis trente ans, son esprit d’ouverture ratisse large, mettant le pied à l’étrier pour moult, et la poésie en profite certainement. 12 €. MJC de la Vallée
– Maison pour tous – 47, rue de Stalingrad -
92370 Chaville. Abonnement : 2 n° +
2 recueils : 27 €. le 22.2.2011 À
L’INDEX n° 19 : À
l’index avec ce n° 19 fête ses dix
ans et pose la question fondamentale et permanente : Qu’est-ce
qu’écrire aujourd’hui ? Une bonne vingtaine de personnalités vont
y répondre plus ou moins directement. Avant d’aller plus avant, j’ajoute
que c’est Alain Kewes qui m’a donné le n° et qu’il en tient chronique
dans le tout prochain Décharge à
sortir. Donc je ne vais pas marcher sur ses plates-bandes. Mais je vais suivre
l’ordre alphabétique proposé. Françoise Ascal répond par : tenter
de déchiffrer sa part d’inconnu, un peu comme Denise Desautels :
décaper l’intimité. Michel
Baglin donne un extrait de son livre d’initiation : « Chemins
d’encre » (publié aux éditions Rhubarbe). Joël Bastard, souvent en résidences
(le hublot découpe une rondelle de
tarmacadam), traverse le paysage. Je chipe (et cite) ces deux vers d’André
Duprat : Le poète survit d’une métaphore
/ Un silencieux dans la bouche. Antoine Emaz écrit à sa manière, nette,
rigoureuse, pertinente (4 notes et 13 remarques attenantes) : …l’écriture
[…] une forme d’artisanat dont
la matière première serait la langue… Ecrire nait de la désorientation…
Ne pas confondre écriture et cure. Ecrire stabilise, dépose, ne résout
rien… Le poème est essentiellement vecteur, non pas message… Un poème ne
fait pas œuvre. Ne pas simplifier. Lire tout. En conclusion : mieux
vaut tenter, risquer, se planter que de se taire. Riche et complet.
Jean-Paul Gourévitch évoque un « combat contre la fatigue »..
Alain Kewes parle d’autre chose, mais c’est bien quand même. Béatrice
Libert qui « a mal au monde » : Ecrire
pour sentir les gouttes du temps glisser dans mes veines, pour ralentir mon pas
et sonder l’absolu. Roland Nadaus ajoute : J’ai
écrit pour hurler. J’ai écrit pour me taire. Ghislain Ripault transforme
la question initiale en : Qu’est-ce que publier
aujourd’hui ? Jean-Max Tixier, dans une sorte de testament poétique :
Pourquoi j’écris ? Je ne me pose
pas la question… Le vertige de la page vierge relève de l’imposture. ..Je
me méfie beaucoup de qui prend la plume pour délivrer un message (en écho
à Antoine Emaz). Et il termine ainsi : Je
renais chaque jour à l’écriture et l’écriture renaît en moi. Que rien ne
me trouble désormais qui n’en soit tributaire. La page en face, en
passerelle, Jean-Pierre Védrines commence ainsi : Ecrire,
c’est voyager avec la mort. Claude Vercey aurait pu confier sa page à la
revue de Jean-Michel Bongiraud chroniquée en avance pour la revue-du-mois
de mars : Pages insulaires puisqu’il
débute par : Ça sent le mouton.
Il donne une sorte de fable moderne dont il est friand : …la
poésie […] est aujourd’hui confinée à la sphère privée, voire
familiale… 2 n° : 20 €. Jean-Claude Tardif : 11, rue du Stade – 76133 Epouville. le 19.2.2011 L’AUTOBUS
n° 1 : Une nouvelle revue. Papier.
Ce n’est pas forcément courant ces temps-ci. Et c’est quelqu’un qu’on
suit et qu’on défend depuis un bail qui s’est mis aux commandes :
Fabrice Marzuolo. C’est plutôt pas mal, avec quelques scories quand même,
sinon à quoi ça servirait que je me décarcasse à tenir cette rubrique ?
Marzuolo, c’est la provocation à l’état pur, les mots à l’emporte-pièce,
un côté scato et le langage-gifle aller-retour plutôt que l’autre joue
tendue. Le thème du numéro donne le ton : 2011
année Céline. Fabrice entre dans la polémique : Auteur gigantesque
d’un côté, antisémite notoire de l’autre. Est-ce que l’un peut cacher
l’autre ? Est-ce que l’autre doit exclure l’un ? Les deux faces
font partie du même personnage complexe. A chacun de se positionner entre le
littéraire et l’éthique. Le nouveau revuiste s’engouffre à fond contre
l’attitude culturelle officielle. Il y a une réelle filiation chez Marzuolo
dans la façon de traiter le style que n’aurait pas renié un Céline,
certainement. L’esclandre tonné,
FM invite quelques auteurs de la bande qu’on groupera dans la mouvance des
primo-auteurs. Ainsi Morgan Riet qui en notes liminaires indique le contexte des
quatre poèmes qu’il livre. Je lui reprocherai identiquement la même chose que dans une critique récente : de bonnes choses, trop délayées
cependant. Marlène Tissot dans un registre urbain/beurk. Jany Pineau dont
j’aime bien les jeux de mots : Elle a pris sa mine de rien (titre de l’ensemble), ou bien pour
l’œil : je me vôtre. Thierry
Roquet pour suivre (voir le Choix du n°
148) qui analyse finement l’ennui existentiel. Enfin Eric Dejaeger, déjà
bien réputé, dans un scénario assez moyen. Prochain n° : Lâcher
l’est. On peut composter son billet. 6 € pour 3 n°, c’est pas ruineux. Mais envoyer un chèque par mail, c’est pas facile non plus ! fabrice.marzuolo@wanadoo.fr le 17.2.2011 L’ARBRE
A PAROLES n° 147 : Le n° est consacré à André
Schmitz né en Ardenne en 1929 et vivant en Lorraine. Un certain nombre de
textes lui sont d’abord dédiés, signés Paul Mathieu, André Doms Véronique
Daine ou Pierre Schroven. On en conserva l’idée d’une certaine violence qui
loge dans son écriture, de subversion et de dénonciation. Egalement un appui
fréquent, référencé aux écritures bibliques, façon de les revisiter à
rebrousse-poil et d’apporter une spiritualité moins mystique et plus
humaniste peut-être où l’humour colore la relative gravité. La
mourante fait un nœud à son mouchoir. Pour se rappeler qu’elle a deux ou
trois choses à demander à Dieu quand elle le verra... Après une
anthologie trop courte, un inédit est offert : « Trieste ». L’oiseau dont les ailes son trouées Ne parvient plus à voler. Il nous faudrait l’aimer davantage Et aimer fendre le ventre du vent. Les témoignages apportées dans la « conspiration amicale » montre bien l’importance que revêt ce poète pour nombre d’auteurs. André Schmitz, à découvrir. 7,5 €. Maison de la Poésie d’Amay. BP 12 – 4540 Amay (Belgique) le 16.2.2011 LES
HOMMES SANS EPAULES n° 29/30 : C’est un numéro spécial
consacré entièrement à Henri Rode (1917-2004). Christophe Dauphin le préface
deux fois. La première en reprise pour un recueil de 94 : Pandémonium.
La seconde beaucoup plus étoffée pour l’œuvre entière (dont une partie reste
inédite). Ce qu’on peut retenir sur cette forte étude : L’importance
de la ville d’Avignon où le poète vit le jour, une œuvre d’abord romanesque
avec des personnages très inspirés par sa famille proche, puis de résistance
durant la seconde guerre mondiale, sous la tutelle de Marcel Jouhandeau avant de
trouver toute sa puissance dans la poésie, et la rencontre entre autres assez pittoresque
d’Aragon, racontée deux fois, avec des extraits toujours passionnants tirés
de son Journal impubliable. Il se spécialise dans les chroniques cinématographiques
et se rapproche du groupe HSE qui lance en 53 un « Appel aux riverains »
et l’on voit toute la filiation que ce mot a pu avoir pour Christophe Dauphin.
Celui-ci dresse une parenté pour Henri Rode entre Lautréamont hier et Cioran
aujourd’hui. C’est en 80 que le poète publie son œuvre majeure : Mortsexe
qui est donnée à la suite de cette analyse fine et complète.(Dessins de
Lionel Lathuille). Je crois que j’aime le
sexe parce qu’avec la mort il est l’extrême. …Oublier que
l’orgasme est le meilleur du vivre. Toutes les formes sont déclinées : du poème à l’aphorisme, du récit à l’article, Henri Rode brillait de tous ses feux quel que soit l’enjeu littéraire. Un poète important à découvrir grâce à ce fort volume de 300 pages. 25 €. Librairie-Galerie Racine 23, rue Racine 75006 Paris. le 10.2.2001 N4728 n°
19 : 12 €. Paul Badin, 6 Quai du Port-Boulet – 49080 Bouchemaine. Gros textes n° 3 : La nouvelle formule de la revue d’Yves Artufel, Arts et Résistances, donne son plein avec un 100 pages grand format. Plein de choses à grappiller. Je m’en tiendrai à quelques faits saillants, comme la rubrique m’y autorise. D’abord un dossier hommage à Nathalie Potain (1966-2009). -Alain Kewes dans Décharge n° 145 (A l’oeil nu) avait rendu compte aussitôt de l’importance de l’événement- . Des témoignages : Anne Poiré, Christian Degoutte, Jean-Pierre Cannet et Corine Pourtau… Et surtout les extraits de sa correspondance à son amie Marie-Hélène Bahain. Nathalie Potain ardente à vivre pour reprendre l’expression de Christian Degoutte. Deuxième chose : un mini dossier consacré au poète Sanford Fraser, suivi d’un entretien avec son traducteur, grand connaisseur de la poésie américaine contemporaine : Christian Garaud. Enfin Jean-Christophe Belleveaux donne un poème ferroviaire important entre Tunisie et Chine : Désobéir. Lequel est en train de prendre une nouvelle envergure. A suivre… 9 €. Fontfourane – 05380 Châteauroux les Alpes. Le coin de
table n° 45 : Jacques
Charpentreau croit deviner les prémices d’un retour au vers plus classique
avec l’abandon du vers libre, en tant que facilité. Il en profite pour
fustiger tous les adeptes de la médiocrité,
écrit-il et parle même de pandémie
!,
au regard de l’internationalisation de cette pratique. Tout en conservant une
déférence envers sa grande culture (voir son considérable Dictionnaire de la poésie française), il me semble difficile d’être
d’accord avec son opinion, d’un simple point de vue historique. Le vers a
progressé de la façon qu’on sait, tous ceux qui prétendent écrire de la poésie
peuvent user à leur guise des formes passées de la prosodie, mais une marche rétrograde
ne se conçoit pas. Qui n’a pas envie d’écrire en vers bien balancés, ou
un sonnet bien rond ? La versification révolue fait partie du bagage de
tout un chacun, de là à vouloir que cela redevienne le matériau actuel…
L’animateur du Coin de table semble
percevoir comme rédhibitoire cette façon d’écrire, et moi, à l’autre
bout, j’aurais tendance à penser exactement l’inverse. Cependant, je ne
suis certainement pas plus obtus là-dessus et symétriquement que Jacques
Charpentreau, mais je ne crois nullement à un renouveau de la contrainte. Il a
fallu du temps pour se libérer de ce carcan-là, il n’est pas question de
s’y soumettre encore. Et que l’on déplore les mauvais poètes
d’aujourd’hui n’empêche en rien les mauvais rimailleurs d’hier et
d’aujourd’hui. Au
moment d’ajouter adresse et tarifs, je constate le prix exorbitant au n°
comme à l’abonnement, je ne sais si les poètes doivent encore faire un
effort pour retrouver des lecteurs, comme il est dit en conclusion de l’éditorial,
en tout cas, là ça reste dissuasif d’en avoir. 25 €. ce n°. Abonnement : 4 n° : 65 €. 11 bis, rue Ballu – 75009 Paris. Friches
n° 106 : La revue Friches donne à lire et découvrir, pourquoi pas, Alexandre
Voisard. L’année 2010 correspondant à son quatre-vingtième anniversaire a
été l’occasion de le célébrer. C’est Danièle Corre qui conduit le
dossier avec une présentation fouillée, suivent des inédits, enfin un
entretien où l’on devine un homme moins fatigué par l’âge que par la préoccupation
de son travail : l’écriture, que ce soient poèmes ou notes sur la poésie.
« Quand on me demande ce que ce poème
veut dire, je réponds qu’il ne veut
pas dire, il dit. » On sent moins de détachement que de certitude
d’une œuvre déjà accomplie mais qui n’est pas encore achevée. Alexandre
Voisard a connu une carrière théâtrale et politique avant de verser dans l’écriture.
Il conclut l’entretien ainsi : « j’ai douté parfois de ce que je
faisais, je n’ai jamais douté de ce que j’avais à faire ». C’est
l’image de plénitude, d’assurance qui se dégage de ce portrait. Il est né
dans le Jura suisse, et n’est pas recensé comme un écrivain français, alors
que la langue qu’il utilise de superbe façon ne peut qu’en être honoré. Seul
petit regret. Son œuvre est colossale. La
poésie est clarté Seuls
les mots sont troublants. 12 €. Le Gravier de Glandon – 87500 Saint-Yrieix |