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	<title>D&#233;charge</title>
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	<description>D&#233;charge est avant tout une revue papier, cr&#233;&#233;e en 1981. Longtemps c&#233;l&#232;bre pour sa couverture kraft, &#233;dit&#233;e depuis le num&#233;ro 100 avec l'estampille du D&#233; Bleu, jusqu'au n&#176; 144, puis par abonnement direct, elle est devenue au fil des ans le rendez-vous attendu de l'actualit&#233; po&#233;tique, avec ses 152 pages bien tass&#233;es.</description>
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		<title>D&#233;charge</title>
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		<title>Les Hommes sans &#201;paules n&#176; 44</title>
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		<dc:date>2017-11-01T06:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacmo</dc:creator>


		<dc:subject>Prorokov</dc:subject>

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&lt;p&gt;La revue Les Hommes sans &#233;paules est une revue pleine et complexe. Pleine avec ses 336 pages, cela se con&#231;oit. Complexe, ce num&#233;ro en particulier en est la preuve. Puisque son contenu suit plusieurs pistes, reprise tout au long de son cours pour certaine. Et la mati&#232;re en son entier reste diverse et riche, comme le sommaire touffu en atteste, courant de la premi&#232;re &#224; la quatri&#232;me de couverture. Ind&#233;niablement, l'axe principal se situe autour de la po&#233;sie russe contemporaine, pour rester (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.dechargelarevue.com/+-Prorokov-+.html" rel="tag"&gt;Prorokov&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La revue &lt;strong&gt;Les Hommes sans &#233;paules&lt;/strong&gt; est une revue pleine et complexe. Pleine avec ses 336 pages, cela se con&#231;oit. Complexe, ce num&#233;ro en particulier en est la preuve. Puisque son contenu suit plusieurs pistes, reprise tout au long de son cours pour certaine. Et la mati&#232;re en son entier reste diverse et riche, comme le sommaire touffu en atteste, courant de la premi&#232;re &#224; la quatri&#232;me de couverture. Ind&#233;niablement, l'axe principal se situe autour de la po&#233;sie russe contemporaine, pour rester large avec la d&#233;couverte d'un po&#232;te ignor&#233; jusqu'&#224; pr&#233;sent que les &lt;strong&gt;HSE&lt;/strong&gt; r&#233;v&#232;lent au grand jour : &lt;strong&gt;Nikola&#239; Prorokov&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Christophe Dauphin lui consacre en effet son &#233;ditorial. Le contexte ? Une URSS en &#171; plein D&#233;gel &#187;, apr&#232;s la mort de Staline en 1953, jusqu'&#224; la prise en main du pouvoir par Brejnev, en 1964, ce qui correspond exactement &#224; la p&#233;riode Khroutchtchev, plus &#034;ouverte&#034;. Auparavant, la litt&#233;rature russe baigne dans le r&#233;alisme socialiste. Malheur &#224; tous ceux qui ne veulent pas y adh&#233;rer : Essenine se suicide en 1925, Ma&#239;akovski en 1930. Goulag et mort en d&#233;tention pour d'autres&#8230; Prorokov est l'h&#233;ritier de Boulgakov (&lt;i&gt;Ma&#238;tre et Marguerite&lt;/i&gt;) &lt;i&gt;condamn&#233; &#224; &#233;crire pour son tiroir&lt;/i&gt;, comme l'&#233;crit joliment l'animateur des &lt;strong&gt;HSE&lt;/strong&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Vient un peu plus loin dans le cours du num&#233;ro le dossier &#224; proprement parler de la livraison, consacr&#233; &#224; Nikola&#239; Prorokov, par Olga Medvedkova. Elle relate les &#233;tapes de sa vie si br&#232;ve entre sa naissance &#224; Mourmansk en 1945 et sa d&#233;fenestration en 1972, &#224; Moscou. Il a fallu attendre 45 ans pour que ses po&#232;mes enferm&#233;s dans une chemise voient le jour. &lt;i&gt;Par les veines vrill&#233;es des sentiers, / par les opulentes rues moscovites, / les passants d&#233;ambulent et mendient / quelque rumeur, des miettes de l'on-dit.&lt;/i&gt; D'autres po&#232;tes russes du D&#233;gel sont pr&#233;sent&#233;s comme Andre&#239; Voznessenski, Anatoli Na&#239;man, Viktor Sosnora &lt;i&gt;Je caresse des &#233;perviers comme un bosquet de soldats / h&#233;riss&#233;s de ba&#239;onnettes ! &lt;/i&gt; , Bella Akhmadoulina, Boris Pasternak qui refusa le Prix Nobel en 1958 et Iossif Brodski, condamn&#233; en 1964 &#224; cinq ans de d&#233;portation et Prix Nobel en 1987, et en t&#234;te &lt;strong&gt;Evgueni Evtouchenko&lt;/strong&gt; auquel Christophe Dauphin consacre en outre une &#233;tude. N&#233; en 1933, pr&#232;s du lac Ba&#239;kal, &lt;i&gt;Mon professeur de po&#233;tique, ce fut tout d'abord la ta&#239;ga&lt;/i&gt;, mi-intellectuel mi-paysan, qualifi&#233; de po&#232;te de la d&#233;stalinisation, lecteur devant des foules immenses aussi bien en Russie qu'aux Etats-Unis, Evtouchenko fut le chef de file des po&#232;tes du D&#233;gel. &lt;i&gt;J'erre au fond de l'Egypte en un temps tr&#232;s lointain, / J'agonise pendu aux branches d'une croix. / Voyez, je porte encore la marque de ses clous. / Dreyfus, me semble-t-il, / c'est moi&#8230;&lt;/i&gt; (Babi-Yar, 1961 po&#232;me capital d&#233;non&#231;ant l'antis&#233;mitisme, compos&#233; en symphonie par Chostakovitch). Evgueni Evtouchenko est mort durant la confection de cette livraison le 1er avril 2016.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour suivre, un article sur &lt;strong&gt;Ma&#239;akovski &lt;/strong&gt; par Iouri Annenkov, &#233;puis&#233; depuis 1958. G&#233;ant de pr&#232;s de deux m&#232;tres, Ma&#239;akovski b&#233;n&#233;ficie de deux coups de pouce retentissants, l'un par Gorki, l'autre par L&#233;nine. L'auteur raconte ses diff&#233;rentes rencontres &#224; Paris. Jusqu'&#224; son suicide en 1930. &lt;i&gt;Je suis quitte de la vie. / Inutile de faire le compte des souffrances, des soucis et querelles. / Vivez heureux.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Iouri Annenkov&lt;/strong&gt; fait ensuite l'objet d'un portrait par Christophe Dauphin, surtout en tant que peintre proche du futurisme, cubisme, voire expressionnisme et abstraction. Il est vrai que les portraits propos&#233;s de Trotsky, Meyerhold, Gorki ou Pasternak sont proches de la caricature, et de ce fait tr&#232;s modernes. Iouri Annenkov est mort en 1974 &#224; Paris. Puis &lt;strong&gt;Daniil Harms&lt;/strong&gt;, po&#232;te, chef de file de l'Ob&#233;riou, ultime groupe moderniste russe. Il meurt &#233;puis&#233;, affam&#233; en 1942. &lt;br class='autobr' /&gt;
On passe sans transition, c'est aussi la marque de fabrication des revues, &#224; aujourd'hui, &#224; l'Ukraine et &#224; une Femen : &lt;strong&gt;Oksana Shachko&lt;/strong&gt;. Christophe Dauphin rappelle les grands devanciers comme Chevtchenko ou Makhno avant d'en venir aux premi&#232;res manifestations des Femen qui obligeront celles-ci &#224; s'exiler. Ce que fait Oksana Shachko en France, o&#249; prenant quelque distance avec les f&#233;ministes fran&#231;aises, elle se consacrera &#224; la peinture d'ic&#244;nes, art tr&#232;s pr&#233;cis et m&#233;ticuleux, qu'elle d&#233;tournera avec des symboles modernes, oppos&#233;s au sacr&#233; d'origine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Article de Branko Aleksi&#263; sur &lt;strong&gt;Ivo Andri&#263;&lt;/strong&gt;, po&#232;te bosniaque, prix Nobel en 1961, avec extrait de son discours &#224; Stockholm : &lt;i&gt;&#8230;le conteur et son &#339;uvre ne servent &#224; rien s'ils ne servent pas &#224; l'homme et &#224; l'humanit&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour en revenir aux &lt;strong&gt;HSE&lt;/strong&gt;, hommage est rendu &#224; deux collaboratrices de la revue d&#233;c&#233;d&#233;es cet &#233;t&#233; : Jocelyne Curtil et Marie-Christine Bri&#232;re. Puis deux dossiers consacr&#233;s &#224; &lt;strong&gt;Gaston Miron&lt;/strong&gt;, le grand po&#232;te qu&#233;b&#233;cois &lt;i&gt;Je suis sur la place publique avec les miens / la po&#233;sie n'a pas &#224; rougir de moi&#8230;&lt;/i&gt; et &lt;strong&gt;Alexandre Voisard&lt;/strong&gt; par Christophe Dauphin, po&#232;te suisse du haut lyrisme : &lt;i&gt;que chacun de tes gestes soit souverain / comme le po&#232;me de l'insecte sous l'&#233;corce. &lt;/i&gt; Il dit aussi : &#171; &#8230; le projet romanesque s'appuie sur une certaine structure. La po&#233;sie est d&#233;munie. Elle n'est pas dans la d&#233;monstration. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin des pages sont offertes &#224; plusieurs auteurs remarquables : Annie Salager, Jean-Claude Tardif, Daniel Abel, Fr&#233;d&#233;ric Tison, Eric Chassefi&#232;re, Nicolas Rouzet et Aur&#233;lie Delcros. Ne pas omettre les fortes notes de lecture, plusieurs en rapport avec le th&#232;me principal de la livraison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne doit pas &#234;tre facile pour l'animateur de mettre tout cela en page, ou &#171; en musique &#187;. Qu'on se rassure, en rendre compte n'est pas plus ais&#233; ! En tout cas, un num&#233;ro &#171; formidable &#187;, comme &#224; chaque fois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;17 &#8364;. 8, rue Charles Moiroud &#8211; 95440 &#201;couen. (Abonnement annuel : 2 n&#176; : 30 &#8364;.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marie-Christine Bri&#232;re&lt;/strong&gt; : On lira sur notre site, &#224; la date du &lt;a href='http://www.dechargelarevue.com/Marie-Christine-Briere-1941-2017.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;21 septembre 2017&lt;/a&gt; - et &#224; pr&#233;sent dans les&lt;i&gt; Petites Coupures&lt;/i&gt; de la revue papier - la derni&#232;re note critique que nous avait adress&#233;e la po&#232;te.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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