|
|
![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
samedi 17 mai, à Metz, Pontiffroy Poésie accueilleClaude Verceyen savoir plus recta : le recto (pdf) en savoir plus recta le verso (pdf)
du 7 au 27 mai, l'Idée Bleue, Rhubarbe et pas mal d'éditeurs amis participeront à la libraire éphémère à la Halle St Pierre, 2 rue Ronsard (Paris 18e). Ouvert tous les jours de 10h à 18h en savoir plus (fichier pdf)
Suite à l'article d'Alain Kewes sur Henri DALBY, une contribution de Jean Pierre Nedelec: Contrairement
à celle de l’Humain Occidental (HO !), la longévité des revues de littérature
et de poésie a peu gagné, loin s’en faut, des progrès de la
science…(Ignorons ici les rares monuments adossés à une maison illustre :
N.R.F., Revue des Deux-Mondes, …) Aussi,
n’est-il pas vain de saluer la prochaine trentaine de Décharge*, à l’occasion de la parution du n° 137 (printemps
2008), qui consacre un cordial dossier au poète Henri Dalby(1889-1981).
L’auteur de la chronique, Alain Kewes, précise que c’est à l’invitation
de Léautaud que Dalby publia ses premiers vers, Amants,
dans le Mercure de France, en 1913.
(Henri, alias Joseph, d’où sa citation à deux reprises dans l’index alphabétique
du J.L.). La
consultation du Journal Littéraire démontre
que l’invitation ne fut en rien enthousiaste : 7
décembre 1913 :
au point d’effacer les appuis qu’il obtint lui-même pour placer ses
premiers poèmes ? Le jeune Dalby, qui m’a écrit pour me demander des
nouvelles de ses poésies, va être bigrement étonné quand il recevra ma
lettre demain matin. Ils ne doutent de rien ces provinciaux. Avec cela, un
aplomb, une avidité d’arriver, un calcul à user de tous les moyens. 8
décembre 1913 : Je ne suis pas méchant, je ne le crois pas. Je suis
pourtant enchanté de la lettre que j’ai écrite hier au jeune Dalby. Oui,
enchanté. Je vois sa tête, en la lisant. On n’a pas idée de charger les
gens de pareilles commissions, de faire d’eux les placiers de ses œuvres. Léautaud,
désormais salarié du Mercure de France aurait-il la mémoire si courte, au
point d’oublier les appuis qu’il rechercha, lui aussi, pour publier ses
premiers poèmes, qu’il tenta de renier, la notoriété venue ? Je
ne suis pas méchant,
peut-être, mais que lui faut-il donc ? Jugez-en à partir de ces extraits
des lettres adressées au jeune Dalby, les 7 et 8 décembre 1913 : -
Je
réponds à votre lettre sans avoir eu besoin de la lire. -
Si
j’ajoute que j’ai peu de goût pour lire les manuscrits, vous voyez si vous
m’avez comblé. -
Je
ne lirai pas vos vers. Puis : -
Vos
vers ne vont pas loin. A mon avis nous allons vers un échec. Pas de force, pas
d’harmonie, le tout bien pâle, bien menu, menu, presque puéril. -
Moi,
à vous parler franchement, je refuserais ces vers. Le
jeune provincial n’en a pas moins gardé le contact avec cet aîné si peu
charitable, puisque le J.L. relate une visite le 11 janvier 1923, Dalby,
toujours désigné en jeune poète,
s’étant présenté rue de Condé afin de solliciter une remise pour l’achat
des Poètes d’Aujourd’hui. L’auteur des Amants ne fut en rien le Rastignac des lettres que prétendit y débusquer
Léautaud : ses recueils de poèmes, dont Pleine
terre, à la Jeune Parque en 1926, se comptent sur les doigts d’une seule
main. Cahiers Paul Léautaud : Association Paul Léautaud : 4, Impasse Erard - 75012 Paris.
EXCLU ! : Les deux prochains Polders du prochain printemps ont été désignés : Anna JOUY : "Ciseaux à puits" (Polder 137) Jean Pierre NEDELEC : "T'occupe pas de la marque..." (Polder 138) - dessin de couverture du Polder 138 signé Nono.
Petit ajout par rapport aux poètes grecs du n° 136 : A
partir du blog poesielfh2007.blogspot.com, on
peut voir les
entretiens vidéo
sous-titrés avec les
poètes
Katerina Anghelaki-Rooke
(anghelaki-rookelfh2007.blogspot.com),
Jenny Mastoraki
(mastorakilfh2007.blogspot.com),
Iannis Kondos
(kondoslfh2007.blogspot.com)
et Louis
Dubost (dubostlfh2007.blogspot.com).
Pour
discuter avec Jean-Michel Bongiraud (Article sur le
slam paru dans Décharge, n° 136) L'écrivain,
le poète reçoivent souvent du peuple la glaise de leurs textes : les mots. Je
songe ainsi à Ponge, et à ce terme de pantagnières qu'il utilise en évoquant
le laboratoire des œuvres sculptées de Giacometti. Le Littré lui donne
l'occasion d'employer ce lexique naval. Mais qui a forgé ce terme ? Sans doute
les gens de mer, intellectuels ou non, pauvres ou non, grande fratrie ignorée
des fratries parce que devant la vague disparaît le sang au profit de la main
tendue. « Pantagnières
» donc, livré au public par un grand de la poésie du XXe siècle. Les
mots eux-mêmes sont main tendue, au-delà des classifications, et de ces
trottoirs où on veut les faire marcher. Le néologisme, voire les barbarismes,
n'appartiennent à aucune musique, mais à tous les esprits. De même que la
forme dans laquelle on les tient. C' est un témoignage de notre temps. Peut-être
d'ailleurs que les uns en abusent. Les plumes des autres en parent leurs œuvres,
orales ou écrites, roue de paon inutile devant l'art du gouffre dressé par les
poètes immobiles. Au fond,
tout est bon à cueillir. J'ai naguère ramassé les pêches. Symboles d'été,
de peau douce, hâlée, féminine, désirable. Certaines finissent au fond des
ombilics gastriques, dévoration du symbole; d'autres en marmelades dégustées
de façon songeuse dans les tiroirs de l'hiver; beaucoup subissaient la loi du
« retrait », remplissant, parce que « non conformes », les
wagons découverts du train de treize heures pour aller embaumer les décharges,
les tombeaux de notre société de trop-consommation. Si les mots
sont des pêches imaginaires, qu'en faire alors? Il y aurait les bons, avec qui
on est en bons termes, et les mauvais, avec qui on est en mauvaise compagnie,
c'est à dire, comme ces fruits gorgés de sève, ceux pleins et ceux vides,
donc l'art de la dégustation du sens ne serait révélé qu'à quelques uns...
L'élite du plein, du débordement... Pourtant mieux vaut se retirer devant les
mots que de les retirer du jour. A mes yeux, ceci pose question du langage sans qualité. Que l'on
critique son mode d'emploi me paraît faire partie de la notion de goût. Par
ailleurs, on clame souvent, dans ce pays identifié, son « génie de la langue ».
Longtemps, dans son enfance, on a frotté bien des lampes pour que
jaillissent les Lumières. Est-ce à dire qu'aujourd'hui tout cela a disparu,
que les mots sont des banlieues éloignées des illusions électriques des
capitales consuméristes ? Chez les
grands poètes aussi il y eut de pauvres rimes. Des rimes de plein, de
remplissage. Et Montaigne rappelait que là où le Français n'arrive, le
Gascon, lui, dira, prendra le relais. En somme,
les querelles de notre présent constatant « l'appauvrissement », voire «
l'abrutissement », notamment dans la multiplicité des formes se revendiquant
d'une attitude et d'un parcours poétiques, me semblent se prélasser dans une
frustration momentanée. Il est souvent plus dur de rassembler que de critiquer. On ignore les multiples fonctions du langage. On se contente, comme le chat sur le pied de table, de griffer en surface ce qui a le cœur dur : l'incroyable liberté et potentialité de l'expression humaine. Le langage est pour tous notre seule manière d'être matériels. Olivier MATHIAN
La mort du Cypme ?"Ce jeudi 25 octobre, 11 h 30, à l’Opéra de Marseille va être présenté
le projet de candidature de Marseille Provence, capitale européenne de la
culture en 2013. JE SOUTIENS LE CIPM Nom : Prénom : Profession : Adresse : Signature :
Hugh Weiss, peintre du n° 132, est décédé début octobre. * A Hugh, Sabine et Marion Weiss
H U G H
Les peintres de génie Âgés ou pas de 80 ans N’ont pas à mourir Dans un hôpital Du XVéme
Il ne faut pas Perfuser Un homme Qui peint des toiles de 3 mètres sur 2 Et d’autres sur Des boîtes à pizza
Assassins Les médecins Incapables De sauver l’art Le lagunant A coups de paille à cortisone Lui coupant voix Geste et bras
On ne doit pas tuer Le fils D’encres de mines d’acrylique Dont les couleurs du père Pavoisaient l’Amérique
La mort dans l’impasse D’un orphelinat De formes De jets sublimes
La mort Garce Immonde Impudique Et barbare
Bondieu Comment allons-nous faire SANS TOI Pour comprendre le poisson-lune Jouer avec les pieuvres orange Sur cette terre Où ne poussent Maintenant Que jardinières et géraniums ?
Qui apprendra Le solfège à Beethoven Et aux moineaux de Lorca Massacrés?
Catherine MAFARAUD-LERAY
à Metz, Alain Helissen et Vincent Wahl vous proposent, en partenariat avec la médiathèque du Pontiffroy : Pontiffroy poésie "méfiez-vous de vos voisins : ils sont peut-être poètes !", des rencontres (avec P. Maltaverne, Lucien Suel...), des boeufs poétiques, l'actualité des parutions, des lectures...etc. pour en savoir plus (fichier pdf, 1,3 mo)
Disparition de Michel Valprémy
Michel Valprémy. Un artiste du langage. Formidable jongleur de la langue, acrobate lexical. Des listes de mots et de sons, inépuisables, comme s’il voulait tout recenser, tout dire, tout résonner, tout exprimer. Je l’ai publié dans le Choix de Décharge dès le n° 16 de la revue (juin 1983), et ai édité son premier recueil en 1984 : « Emblèmes évidés » (Polder n° 22). Ensuite il a été présent dans les n° 24, 26, 37 (en parallèle avec Georges Cathalo), également avec son second Polder : « Un cri dans le couloir » en 1987, dont j’ai gardé l’illustration pour personnaliser la couverture de la revue assez récemment, encore les n° 74, 82 et 93 où lui était consacré un dossier, présenté par François Huglo, et préparé par Christian Degoutte, enfin le récent 126 où il questionnait à son tour Jacques Izoard. C’est un auteur que je suivais depuis le début et qui est toujours resté fidèle. J’ai dû chroniquer tout ce qu’il a publié. Je garde en moi son tourbillon d’écriture. (Jacmo)
Bon alors les stat's pour ceux qui suivent et qui ont déjà lu dessous. (25:7:07) J'ai reçu environ 90 manuscrits en 6 mois. Entre 3 et 4 par semaine. J'ai retenu 19 auteurs. Ça doit faire à peine plus de 20%. 1 sur 5. Courrier envoyé aujourd'hui. Pas mal de chute. Ah, oui la suite, pour ceux qui suivent, écrite juste avant ! LE CHOIX DE DÉCHARGE ?
Je suis en train de lire les manuscrits reçus depuis le début de l’année 2007. A chaque fois que je me mets en position de lecteur en rafale, je me fais un certain nombre de réflexions que je ne note pas, mais cette fois, grâce au site, je le fais immédiatement. Dans la forme : Eviter les feuillets pliés en trois ou quatre et les textes manuscrits. Une lettre courte d’accompagnement est la bienvenue, avec quelques éléments succincts bio et biblio. (Pas la peine d’être exhaustif.) Inutile non plus d’analyser soi-même ses propres textes, au pire ce travail pré-mâché est sans intérêt et confine parfois à la pire prétention. On me demande souvent mon avis ! Je n’ai pas le temps de le faire. Car ce genre de consultations demande selon le cas beaucoup de propos préalables pour déboucher sur des conseils qui ne soient pas tenus comme des jugements définitifs ou des fins de non-recevoir. Le manus’ : Un seul texte. C’est trop rapide pour pouvoir juger. Trois, c’est guère mieux. Inversement, une brique de recueils tombe des mains… Quinze à vingt textes seraient la bonne mesure. A la fois pour se rendre compte d’une style et pouvoir choisir sur un ensemble convenable. J’exhorterais en vain sans doute la lecture d’un numéro de la revue auparavant, afin de voir si ça peut grosso modo avoir un rapport même lointain. Je ne m’embarrasse plus de lectures complètes comme je le faisais il y a quelques années. Quand dès le début je sens que ce n’est pas ce que j’attends, je sonde plusieurs textes et recale le tout si rien ne tient à mes yeux. J’ajoute, quitte à être un peu rustre, que je ne réponds plus, - manque de temps itou, et ne renvoie les manuscrits que s’il y a une enveloppe correctement affranchie pour le retour. Il n’en demeure pas moins qu’un silence qui équivaut à un refus ne se veut pas un avis définitif et qu’on peut retenter l’expérience, qui peut cette fois s’avérer concluante. Bon, je lis encore un peu et je donne les statistiques. Un peu blog, non ?
Quelques notes sur quelques-uns des auteurs du "Choix de Décharge" n° 137 : Eric Dubois est né en 1966 à Paris. Poète,
lecteur-récitant et performeur avec l’association Hélices et le Club-Poésie
de Champigny sur Marne, plasticien. Auteur de plusieurs recueils dont « L’âme
du peintre » aux éditions Encres Vives, « Estuaires » aux éditions
Hélices, entre autres. Nombreuses participations à des revues : « Les
Cahiers de la Poésie », « Comme en poésie »,
« Résurrection »…Site : www.ericdubois.fr
. Blog : www.ericdubois.fr.st . * Hélène Vidal vit et travaille dans les Hautes
Pyrénées, elle a publié un * Valérie Canat de ChizyNée en 1974, elle vit
et travaille à Lyon. Elle collabore à la revue Verso, dans laquelle
paraissent ses notes de lecture.
Ses textes ont été publiés dans diverses revues de poésie : Verso,
Décharge, Comme en poésie, Poèmes épars, La Licorne d’Hannibal, Les
Cahiers de l’Alba. Echos et
La mer, peut-être ont paru aux
éditions Encres vives en 2006. * Marie-Josée DesvignesNée en Provence en 1961. Vit et enseigne les Lettres à
Paul Badin,
né en 1943 en Anjou où il réside, professeur de lettres, fondateur du Chant
des mots (saison poétique et littéraire d'Angers) et directeur de
publication de sa revue de poésie, N4728. Publications : Les plis du temps (Caractères, 1995) ; Clair de Chine (Soc et Foc, 1996) ; Krama (Pays d'herbes, 1996) ; Pureaux (Cahiers bleus, 1998) ; Ricercar (L'Amourier, 2000) ; Loire (Tarabuste, 2005) ; Rives Sud (Le Chat qui tousse, 2006) ; Chantier mobile/Bewegliche Baustelle ( Verlag Im Wald/Editions en forêt, 2006) ; Jardin secret (L’Aile Editions, 2007). * Jacques Allemand Né en 1950 à Marseille.
Professeur de lettres. Après de longs séjours à l’étranger (Maroc, Côte-d’Ivoire),
retour en France, près de Valence. Vit maintenant dans les Pyrénées-Orientales. Recueils publiés : Falaise et delta,
Æncrages & Co, 1991 Ombres portées,
Les Ateliers du Tayrac, 1993 La diagonale du cri,
Pleine plume, 1993 Fils de la fable,
Ecbolade, 1993 Aïn Myriem,
Encres vives, 1994 Parcours de la sève,
Océanes, 1994 Un roman, aussi, Secondes chances (à paraître aux éd.
Cap Béar), et un essai (thèse), Le paradoxe dans la poésie de Jules
Supervielle (ANRT, Lille, 2003) * Olivier Cousin est né en 1972 sur la côte nord
du Finistère où se trouve toujours son sofa... A publié trois romans, L’Ombre
des tableaux et Les Muets de Trécorbier (Liv’ Éditions,
2003 et 2005), Mort au silo (Éditions Nykta, 2007), un recueil de
poèmes, Puiser aux mondes (L’étagère étanche, 2006) et des
textes pour enfants, Drôle de bestiaire de la mer (Éditions
Label LN, 2006).
Quelques notes sur less auteurs du "Choix de Décharge" n° 136 : Julie
Quéré est née en 1982 dans une ville portuaire de l'ouest de la
France. Sophie de MEYRAC, conteuse, voir en haut de l'onglet (Temps de parole) Esther
Labaude partage son temps de travail entre deux lenteurs : celle
de la sage-femme et celle de l’écriture. Elle commence à se faire lire grâce
aux revues : Le Croquant, L’Anacoluthe, La voix du Regard et Décharges.
Elle a lu des textes en public au Kiron Espace en janvier 2001. Cet extrait est
tiré d’un ensemble intitulé « Dans la salle des pas perdre les eaux de
mère. » non publié. Cette année, elle finit l’écriture d’un
premier roman. AubaZine
SAXETT : Née
en 1962 à La Tronche (38). Vit à Brignoud (38)
|