articles trouvé(s) dans la catégorie : "Les I.D. de Claude Vercey"
Clés : "Bernard Lavilliers se souvient bien de Claude Roy" Par Bertrand Dicale le 22 janvier 2008 http://blog.lefigaro.fr/musique/2008/01/bernard-lavilliers-se-souvient.html#trackback
Appel à écriture : une retouche. Renseignement : T°01 39 30 08 50 ou
http://www.ville-guyancourt.fr/site/haut/menu_principal/loisirs
A l’approche du 10ème Printemps (des poètes), la Maison de la P(oésie) de Guyancourt lance le jeu-concours dit de la retouche : on choisit un poème (célèbre ou non, aimé ou pas) et on le réécrit à sa façon. «Vous pouvez créer librement. » est-il précisé, - ce qui est bien gentil de la part des organisateurs – et aussi : « C’est l’originalité de la retouche qui sera jugée. » Bravo !
Je suggère, afin de ne pas décourager les candidats, que soit dors et déjà mis hors concours, pour l’ensemble de son œuvre, - envisager cependant de le nommer Président du Jury - Bernard Lavilliers, lequel pour son récent album Samedi soir à Beyrouth, a une fois encore montrer toute l’étendue de son art de la retouche, ce que dans le monde de la poésie, nul n'ignore (Guy Ferdinande). En effet : la seule question, avec Lavilliers, est bien : à qui le tour ? Cette année, on sait : le lauréat est ...
Claude Roy ! La délibération s’est faite sur le blog le figaro/musique de Bertrand Dicale, à la date du 22 Janvier 08. Nous retiendrons ces rapprochements révélateurs : Dans Un poète mineur (Gallimard, - mais que fait Gallimard ? On connut cette maison plus pugnace, question droit d’auteur !), on lit :
Je te reconnaîtrai aux algues de la mer
Au sel de tes cheveux, aux herbes de tes mains
Je te reconnaîtrai au profond des paupières
Je fermerai les yeux, tu me prendras la main
Et chez le parolier Lavilliers :
Je te reconnaîtrai aux algues de la mer
Je te reconnaîtrai aux lignes de ta main
Au sel de tes cheveux – au profond des paupières
Je fermerai les yeux – ça ira mieux demain
Sur ce même blog, Guy Ferdinande se remémore qu’il y a une quinzaine d'années, trois revues (Froissart, Camouflage, et Rétroviseur) dénonçaient déjà trois emprunts à trois poèmes différents. Serge LLado détaille le tableau de chasse: « On the road again est un emprunt pour partie à Hugo (Les Tuileries) et pour partie à Ferré (Si tu t'en vas). Outremer est copié sur Heure grave (Rilke), Salomé de D'où donc vient-elle ? (Colette Seghers), Saignée de La pointe (Joyce Mansour) et Femme-objet de L'amour du mensonge (Baudelaire)....»
« Il a du goût, Bernard », commente presque admirative Martine Caplanne. Comme il lui serait facile cependant, se prend-t-on à songer, de ramasser la petite auréole du dernier défenseur des poètes. Quelle culture, dirait alors pantois le badaud... ! Ben, non. Réflexe de kleptomane, suggère Ferdinande. Ou mépris du capitaine pour les soutiers ?