articles trouvé(s) dans la catégorie : "Les I.D. de Claude Vercey"
« Maintenant, pour les "récriminations", il me semble qu'il y a pire "outrage" (malgré les guillemets, ce n'est pas une citation) pour un poète que de figurer dans une anthologie de la poésie contemporaine; surtout lorsque d'autres ne sont pas présents : faute de place. » (Christophe Dauphin)
« Impossible d'envoyer 193 exemplaires en justifs », dit l'un. « Il suffit de nous contacter, dit l'autre, ou que l'auteur se présente sur notre stand, au Marché de la poésie. Vraiment, « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, voire tordu (Alain Simon)?
Mais comme en toute histoire il faut une chute, heureuse autant qu'il se peut, je propose celle-ci : parmi les poètes présents dans l'anthologie, Catherine Maffaraud. Laquelle comme à peu près tous les autres figurants, n'avait pas reçu de justif. Qu'elle réclama. Et en effet :
« Les Riverains du feu ont ramé très vite car j'ai reçu par retour de courrier un exemplaire d'auteur avec un gentil petit mot de Maxence. » (Catherine Maffaraud). Conclusion : si la semaine prochaine, sur le Marché de la poésie, on voit se former une file d'attente (une queue, quoi) devant le stand du Nouvel Athenor, ne pas en déduire forcément que les ventes s'envolent …!
Maintenant, « l'ouvrage est là, qu'il serve au moins à caler des armoires ou des lits bancales où faire l'amour. Cela dit, je ne vois pas pourquoi le débat sur le concept d'émotivisme doit être abandonné » (Alain Simon). C'est aussi mon opinion, et le débat, soyez-en certain, rebondira d'ici quelques livraisons, dans les pages de Décharge, la revue.
Références : Christophe Dauphin : « Les Riverains du feu, une anthologie émotiviste de la poésie francophone » - Préface de Jean-Luc Maxence. Le Nouvel athanor éd. 24€
Sourira-t-on si j'écris que les polémiques, somme toute, je n'aime pas tant que ça? Sincèrement. En revanche, j'aime les faits, et dès lors où il me semble qu'ils sont établis, difficile que j'en démorde. Quitte alors à engager le fer, cochon qui s'en dédit. Ainsi de la précédente chronique, (qu'il serait judicieux de relire avant d'en suivre ici les développements), qui s'est comme imposée d'elle-même.
Je n'avais nulle envie de mettre ici même sur la sellette l'anthologie émotiviste « les Riverains du feu », pensée et établie par Christophe Dauphin et publiée par Jean Luc Maxence à ses éditions du Nouvel Athanor. Au contraire : désirant accompagné dignement cette publication, je sollicitai les points de vue de quelques heureux élus et. Ne reçus en retour qu'expressions irritées ou goguenardes d'auteurs découvrant l'existence de l'ouvrage à l'occasion de mon message, quand celui-ci n'avait pas été précédé d'une proposition commerciale de l'éditeur, avec tarif dégressif en cas d'achats groupés. Un auteur n'a-t-il pas droit à un exemplaire, comme il semble que ce soit la règle, comme les éditions Seghers par exemple le pratiquent pour l'Année poétique (avec Jean-Luc Maxence à la manœuvre, en un rôle de sélectionneur cette fois), ainsi que me le confirme Guy Allix, qui se pose – il est juste de le noter, même si je n'ai la place ici et maintenant de citer intégralement sa prise de position – en défenseur d'un petit éditeur devant lequel il conviendrait de se faire un peu humble en reconnaissance d'un gros travail qu'il a pris en charge et des risques inhérents ?
Un moyen d'y voir clair était de poser directement la question aux concepteurs de l'ouvrage. Ce que je fis : on notera un certain flottement, voire des contradictions, dans les réponses.
Jean-Luc Maxence : « Un exemplaire par auteur ? Beaucoup d'entre eux sont aussi éditeur et les éditeurs ont eu, en général, un exemplaire. D'autres, comme Gallimard, nous ont réclamé une somme pour le copyright mais ne nous ont pas demandé d'exemplaire. Certains le prendront au Marché de la poésie où nous avons un stand. Quant aux auteurs qui souhaitent nous contacter, qu'ils le fassent bien-sûr. D'ailleurs, en fin de volume nous incitons dans ce sens ceux qui le veulent à nous contacter. Nous avons fait au mieux, croyez-moi. »
Christophe Dauphin : « L'exemplaire que vous avez reçu est un SP. [Service de presse]
Vous vous doutez bien qu'il est impossible d'envoyer 193 livres en justifs, en sus des frais déjà engagés pour régler le maquettiste, l'imprimeur, le copyright, etc.
En revanche, l'éditeur propose à chaque auteur ou ayant-droit, la possibilité d'acquérir des exemplaires à des conditions privilégiées: soit 15 € le volume, ce qui me paraît plus qu'honnête.
Je pense que nous devrions plutôt nous réjouir qu'un tel projet (tout aussi perfectible soit-il) existe.
Seuls les auteurs détenant le copyright de leurs textes (ce qui est votre cas) ont été contactés directement. Pour les autres auteurs, l'éditeur a pris contact avec les éditeurs. Ces derniers ont-ils systématiquement informés leurs auteurs ? Cela ne semble pas le cas, d'après vos informations.
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