suite de Coucou l'heure femme
Petite araignée :
… bisent au cou leur femme
(Et ils prendront du temps à trouver cette bête
- qui voyage beaucoup )
Idyllique : Ils aiment beaucoup leur femme.
Chœur des célibataires : Coucou leur femme …!
Week-end :
Le samedi soir, lavent la voiture
et baisent un coup leur femme.
Sadien : ... coud leurs femmes …
Actualité : Combien rouent de coups leur femme ?
Admirative, un brin jalouse : « Cool leurs femmes... »
(bis) : « Eux emmènent à Bakou leur femme...! »
(ça, on peut dire qu'elles sont à la coule, leurs femmes)
Compagnon de Jeanne : Je te suivrai jusqu'à Vaucouleurs, femme.
Piscine :
... ne vont pas jusqu'à les noyer
mais les coulent leurs femmes
Sénégal : Sois fière d'être Toucouleur, femme.
Ploucs :
De ces ploucs, les pires,
sont-ce les mecs ou leurs femmes ?
La bonne lessive :
Usez Printemps des poètes ,
la poudre qui n'abîme pas les mains
ravive votre blanc, rénove vos couleurs, femmes.
Proverbe : Printemps à tout coup leurre femme.
Fin : au douzième coup l'heure fane.
Claude Vercey : Les poèmes énervants (inédits)
Printemps à Décharge : Le numéro 145 vient de paraître. Et non, ce n'est pas un numéro spécial Femmes en poésie. Sa seule contribution à la thématique printanière est le rappel que Couleurs femme n'est pas une expression née pour la circonstance, mais le titre d'un recueil de Guénane, chez Rougerie. L'occasion de rendre justice à cette poète, en publiant de ses inédits.
Repères : Claude Vercey : Mes escaliers – Les Carnets du Dessert de lune. Récemment, notes de lecture de Jacmo dans Décharge 145; d'Alain Wexler dans Verso 140, d'Alain Kewès dans Décharge 144.