Décharge
Décharge ]

les I.D.
tête de gondole
revue du mois
inventaire
Polder
anthologie
liens
vos réactions

Les I.D.

de Claude Vercey

I.D n° 266 : Ça suffit comme ça !

dimanche 6 juin 2010 [09:13:21]

PAG colloque 07 088 1

Dijon 2007 : Colloque du Festival Temps de Paroles
Pierre Autin-Grenier (à gauche) et Franz Bartelt

(extrait d'une chronique en cours d'écriture, à paraître dans Décharge)

Çà se gâte. Pour peu que vous intéressiez à l'actualité, le fait ne vous a certainement pas échappé. Anthelme Bonnard lui-même, si appliqué à nier la réalité, à l'optimiser afin de conserver sa tranquillité d'esprit, a fini contraint et forcé par l'admettre, comme s'il y avait heureusement une limite au-delà de laquelle même les mieux disposés perdent patience : « Je me suis résolu pour ma part à mettre tranquillement au propre l'ensemble de mes notes et observations diverses […] afin de faire remonter au plus tôt un rapport circonstancié aux responsables de l'Organisation. » C'est dire la gravité de l'heure.

Cet Anthelme Bonnard est,  pour dire vite les choses, comme « notre agent à la Croix-Rousse ». Les notes, qu'il destine à la mystérieuse Organisation, constituent la matière de C'est tous les jours comme ça, le dernier livre de Pierre Autin-Grenier, aux éditions Finitude. On y relate des évènements tout à fait déconcertants, de couvre-feux, de rafles et de disparitions, qui renvoient à l'Occupation aussi bien qu'à Mai 68, autant qu'à la période actuelle avec ces titis plus ou moins basanés enlevés à la sortie de l'école, ces rues submergées par des montagnes d'immondices.

On reconnaîtra dans cette situation, de l'homme du commun aux prises avec un bouleversement historique qui le dépasse et à l'occasion duquel bon gré mal gré il se révèle, le ressort habituel mais toujours efficace du film français sur la Résistance, où un quidam – disons Bourvil – égoïste et râleur se trouve pris dans un engrenage où sous le coup de l'exaspération il se transforme malgré lui et en trainant des pieds en homme providentiel. « Je ne suis pas un héros », protesterait sans doute alors ce Bonnard, dont on ne s'étonnera pas trop qu'il ressemble, en traits plus accusés, au narrateur tel que nous le connaissions jusqu'ici dans les précédents livres et que l'on confondait volontiers avec l'auteur. Disons qu'il est son clown, ne mettant rien au-dessus de la paix royale qui lui est due, rationalisant sa pusillanimité jusqu'à justifier l'injustifiable : «  A notre âge, il est vrai, nous nous accommodons mal des nouvelles contraintes qu'impose l'époque », écrira-t-il, entre autres excuses.

Anthelme n'est certes pas un héros, plutôt un pantouflard ergoteur, au style pompeux, fleuri d'expressions toutes faites et de clichés, soigneusement gonflé d'épithètes superflus et de précisions spécieuses, qui sont assénés au lecteur avec cet impassibilité qui fait le charme des grands humoristes : Autin-Grenier, pince-sans-rire, joue sciemment avec le feu ; mais c'est bien Anthelme Bonnard qui écrit, rédige des rapports qu'il ampoule comme des discours de remise de médailles du travail, et dans lesquels on retrouve également mêlés les plaisirs de l'écrivain lui-même, à user et abuser de locutions populaires : de la saint-glinglin aux calendes grecques, du coquetier qu'on décroche au sale pétrin où l'on se fourre, comme de ces mots élégamment désuets dont il se délecte : rodomontades et claquemurer, tantinet et musarder, billevesées et calembredaines. Toute cette dépense de mots rares et de poudre aux yeux pour rendre compte au final d'un quotidien des plus banals, de la « platitude d'une existence misérable à mourir », où descendre la poubelle devient une expédition aventureuse, où « ce qui est fascinant, je me dis, c'est tout ce qui se passe alentour quand précisément il ne se passe rien (p 32) ». De ce décalage entre le beaucoup et le rien, la solennité du propos et les riens qui occupent Anthelme, nait cet humour qui donne à ces brèves nouvelles tout leur prix, et qui fait que nous suivons de livre à livre depuis lurette Pierre Autin-Grenier.

Repères : Pierre Autin-Grenier : C'est tous les jours comme ça. Finitude éd. 15€

lien permanent

mots clés : Autin-Grenier

I.D n° 265 : Sommes nous-mêmes cloches

jeudi 3 juin 2010 [07:15:57]

Avec "Jondura Jondura", Yann Mirallès a obtenu le prix Voronca 2010 (cf. I.D 261), récompensé par une édition. Dont on ne discutera cette fois ni la qualité ni l'authenticité - pour me référer aux réserves que j'ai pu émettre dans l'I.D 264 à propos du prix de la ville de Dijon – : "Jondura Jondura" sera recueilli par les éditions Jacques Bremond. Et son auteur bénéficiera en sus d'une résidence.

De son livre primé, Yann Mirallès a confié à Décharge le chapitre Cloches, écrit en écho au spectacle flamenco d’Andrès Marín « El cielo de tu boca », qu'ont inspiré au danseur les cloches de son enfance à Séville, et qu'il donne, « accompagné par le maître en campanologie, Llorenç Barber » (F.M). De cette suite, et en attendant sa parution complète dans notre revue, deux poèmes.

Cloches

dans la rue en pente plus tard
c’est l’explosion de cloches
pour sans doute les vêpres soudain
voilà
le son s’échappe s’écrase
rebondit sur toutes les façades
et chaque corps de gens
il vient revient ne veut
pas décroître il retient
dans sa paume le temps
puis le distend
abolition presque des murs
des bâtiments de la peau
des passants pris
dans la volée – l’espace
de plusieurs instants

...

des cloches qui tintent et qui résonnent
    et soudain
oui tout simplement vient : petit village
    vignes et odeurs
de pneus de vélo de terres écorchés les
    genoux
et course vaste dans des champs
nombreuses arrivent assaillent
car le son ramène
à beaucoup d’enfance
rappelle que sommes nous-mêmes
et en plusieurs sens
cloches

Yann Mirallès : extrait de Jondura Jondura, à paraître aux éd. Jacques Bremond

Empoignade : L'association qui à Rodez décerne le prix Voronca ne semble pas concernée par le sauvetage de la tombe du dit Voronca. Ce tel parti-pris pourrait se défendre s'il était expliqué ; mais nul communiqué en ce sens non plus. Le collectif Ilarie Voronca (cf I.D 255) s'en étonne et suggère que le prix soit débaptisé. Ou disparaisse. Non sans avoir rappelé que Colomba Voronca contribua par des dons importants à créer ce prix qui devait perpétuer la mémoire de son mari.

Repères : sur le spectacle d'Andrès Marin: lire la critique de Fatima Miloudi

lien permanent

mots clés : Mirallès Voronca

I.D n° 264 : Une femme rêve

vendredi 28 mai 2010 [11:23:52]

tamboursamainsnues 002

De Gaëlle Josse, j'avais reçu il y a quelques mois, - par les soins de l'auteur, il importe ici de le noter et non en service de presse comme on pourrait l'imaginer - « Tambours frappés à mains nues », qui a décroché en 2009 le soi-disant prix de l'édition poétique de la Ville de Dijon. Depuis, le nom de Gaëlle Josse s'est sympathiquement immiscé dans la vie des revues, grâce à des chroniques publiées par Pages Insulaires, de Jean-Michel Bongiraud et par Traction-Brabant, de Patrice Maltaverne, marquant sa singularité en parlant aussi volontiers de littérature que de musique classique. A cause de cette activité critique, son talent naissant de poète pourrait risquer de passer au second plan ; à bon escient, les Nouveaux Délits de janvier 2010, tout couleur femme qu'ils se devaient d'arborer, l'ont mise en avant dans le n°35.

Ci-après un extrait de Tambours …, recueil où l'auteur fait feu de tout bois, s'essayant non sans adresse à diverses écritures, touchant juste assez souvent, sans que l'on puisse toutefois encore discerner quelle sera sa voix véritable.

I have a dream …

......................j'ai fait un rêve ma vie confiée à Photoshop c'est si simple quelques clics pour une peau parfaite des jambes sans fin et tout le reste Belle Hélène à jamais rien à vérifier le matin dans le rétroviseur ou sur la vitre de l'abribus retailler rééchantillonner ça ressemble au bonheur infini nirvana félicité suprême béatitude tu cherchais? ne cherche plus j'ai rêvé d'un Photoshop plus action garantie à l'intérieur du modèle augmenter la netteté supprimer les yeux rouges oublie que tu as pleuré le geste et son repentir éloge de la retouche réduire les défauts tous tes rêves devancés exaucés visualiser les effets contraste/luminosité docteur Faust tu peux garder ton âme ce n'est qu'une vieille arnaque qu'on te propose convertir renommer visualisation automatique les regrets les remords tout ce qui nous est tombé des mains tout est réparé cicatrices & coutures visibles rotation de l'image effacer les fichiers créer une nouvelle image vide vide pourquoi vide ?

Gaelle Josse : Tambours frappés à mains nues

A propos des prix et concours, - réflexions : Il est entendu que pour un débutant une des portes d'entrée les plus honorables vers l'édition est le concours de poésie, à condition que les frais d'inscription en soient nuls ou quasi, que le jury présente quelques garanties de compétence, que le manuscrit lauréat soit récompensé par une édition, c'est à dire non seulement un objet imprimé mais une possibilité pour celui-ci d'être diffusé et promu, entraînant un éventuel début de reconnaissance pour l'auteur. Autrement dit, le relai indispensable à une édition poétique (on a un peu honte d'user de cette lapalissade ) est un éditeur, qui inscrira le livre à son catalogue et le prendra en charge à la suite.

Nul éditeur pour le prix dit de la Ville de Dijon, malgré son appellation d'édition poétique : juste une auto-production, acceptable en tant que preuve d'une activité associative, mais à l'évidence point destinée à rivaliser en librairie avec tout autre livre. Et quoique officiellement tiré à 500 exemplaires, dont 150 remis à l'auteur, le reste disparaissant entre les Services culturels de la Ville, le Service de Presse (?) et la vente militante, selon le site, ce soi-disant prix d'édition poétique - avec cette insistance symptomatique à convaincre le gogo de la réalité du mirage - n'entretient avec l'édition véritable que le rapport lointain de l'alcool avec un Canada dry, son appellation devant être considérée comme abus de langage, pour le moins.

Repères : Pages insulaires, Traction-Brabant et Nouveaux Délits ont été tour à tour référencés dans l'onglet "La revue du mois" sur notre site. 

lien permanent

mots clés : Josse Bongiraud Maltaverne

I.D n° 263 : Figue folle

dimanche 23 mai 2010 [08:52:33]

Ipsonnes : « Projet de recueil de poésie », quelques pages de proses brèves, que m'adresse Emmanuel Arnaud. « J'ai depuis toujours écrits des textes courts, en parallèle de romans jeunesse. » En effet, si avec Ipsonnes l'auteur dévoile pour la première fois son écriture poétique, quatre romans, dont « Une saison Rimbaud », sont inscrits au catalogue des Éditions du Rouergue. Et il semble qu'à l'instar du jeune héros de ce dernier livre, il ne s'agit pas moins pour Emmanuel Arnaud de se mesurer aux Illuminations. Être Rimbaud ou rien, en somme : cette ambition ne me déplaît pas. 

Et je prends un risque minime à parier que les lecteurs de Décharge auront dans peu la chance d'en lire davantage...

Figue Folle

Radis blanc et melon rouge. Bise voilée et gelée de janvier. J’envie celle qui fuit dans les marais sauvages. Hormis.

Hormis toute la neige noire. Les pattes d’ours, les empreintes, les tiges enfoncées. Et les louves serrées dans les bennes de juin.

*

Falsif

Gloire de la Truie : en silence. Fatuité envoûtante des chéries qui grommèlent. Kir petit arrosé au soleil. Mélanges et couleurs : horloges, ou mes sœurs. Un jour, longeait Sigismond le If. Ce fut la chaos, et ce fut le dément. Ce furent les myriades et la volte surprise.

*

Bore

Nez pointu du lapin qui craquette. À la faculté de métamorphose des passants, s’oppose. Bic art vé, voire, Rafales. Or dé prés. Mare profonde, profonde. Toujours au loin pleinement séparée. La haute tourelle ondoyante en cyclones.

*

Lasso

Renvoi des eaux tièdes et déplacements urbains. Déchintée, liquéfiée parmi les cerfs-volants. Verses, folles, minques : toutes écartées par la grâce et l’enveloppe unie. Le Huit géant qui se forme-un. Au laser.

*

Mozelle

et dégradante. Dou-ais fleurs surannées exploitent leurs ainées en souffrance. Il fou du Prince. Elle love Henry. Cé lé maisons de l’enfance, les cyclistes et le dé. Roulades enfoncées au cœur de l’hiver. Sapines majeures, sapines en majeur.

Extraits d'Ipsonnes (inédits) d'Emmanuel Arnaud.

Rappel : Poète à découvrir. Précédemment, L'I.D n° 257 donnait à lire, pour la première fois le poète : Jean-Marc Proust, avec un extrait de : « La bonne humiliation ».

Repères : Serge Cabrol, sur le site Encre Vagabondes a rendu compte d'Une saison Rimbaud, d'Emmanuel Arnaud.


lien permanent

mots clés : Arnaud Rimbaud Proust Cabrol

pages 1 2 3 4 (5) 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 -> 77
nombre de pages visitées: 1 725 777 | nombre de requêtes 12

Les derniers ID

I.D n° 281 : On n'a rien sans rire
I.D n° 280 : Le mystère Von Neff
I.D n° 280 bis : Le mystère Von Neff
I.D n° 279 : La gare de triage de St Benoît du Sault
I.D n°278 : Derrière le polder

L
M
M
J
V
S
D
mots clés
Abril Akhmatova Alaili Albach Albarracin Albert Birot Alexandrian Allain Guesdon Allard Allix Althen Andriot Angibaud Anonyme Anselmet Apollinaire Arabo ArmandLePoête Arnaud Artufel Ascal Autin Grenier Béalu Baetens Baglin Barbier Bartoli Bastard Baudelaire Beau Beaude Beausoleil Bellevaux Belleveaux Berchoud Berchoux Berger Bernard BertrandeBorn Besnier Billard Billon Birot Blondeau Bobillot Bocholier Boddaert Bohi Boin Bongiraud Bonnefoy Bordini Bouchard Boudet Bougel Bouhier Bouin Bouquet Bourçon Bourdelier Brassens Brejar Breton Bretonnière Brière Briseul Brisset Brodini Bruyère Burko Burneau Césaire Cabanel Cabrol Cadou Caizergues Calaferte Caplanne Carême Carcano Carlot Cassou Cathalo Ceira Cendrars Cerra Ch'Vavar Chabert Chaissac Chambelland Char Charles Chatard Chenet Chenot Chevet Chirac Cixous Claude Collin Commère Cordebard Corman Cornuault Corre Cottron Daubigné Cousin Couval Criel Cummings Curie Daive Darwich Dauphin David Debreuille DeBrosses DeBurine Decaunes DeCornière Degoutte Delaive Delisse Deluy Demarcq DeMelo DeMeyrac Desbrosse Digot diManno DiManno Dombasle Doucey Drano Dreyfus Dubost DuBouchet Duchamp Dujardin Dumortier Dupuy Durbec Durigneux Eluard Emaz Eniger Esnault Euzen Féray Fagne Fagnes Farasse Farine Faure Favier Favretto Ferdinance Ferdinande Fernandes Fischer Follain Forte Foucault Fournier Frédérique Frénaud Freixe Fustier Gamarra Garaud Garcia Garnier Gellé Georges Gicquel Ginsberg Giovannoni Girard Godeau Gorius Gramsci Grandmont Gravier Grisel Guénane Guallino Guilbaud Guillard Guillaume Guillevic Hélène Hélissen Hölderlin Haddad Harkness Heaney Held Henein Herry Huglo Hugo Igé Illès Izoard Jacob Jacquier Roux Janzyk Jean Jean André Jegou Jimenez Josse Jouannais Joubert Joubet Jouy Jubien Judice Jullian Kenneth White Kewès Khoury Ghata Klée Klang Kober Koutsaftis Coulmin Krembel Lévêque L'Anselme Laâbi Labé Labedan Laborit Lacouchie Lahu Lalot Langlois Larizza Laude Lavilliers Le Mauve LeBigot Leiris Lemaire LeMauve Leperlier Lesage Lesieur LeTellier Lewigue Libert Lichtenberg Lisella Littell Llansol Logist Londchamp Louchaert Lowell Lucas Lucchesi Lysland Ménaché Ménard Ménassé Môquet Maïakovski MacEvan Maffaraud Mahlen MalcolmdeChazal Malhen Maltaverne Mandelstam Manon Mansour Marchal Marcourel Marembert Martin Martinez Marzuolo Masson Massot Mathy Maubé Maxence Mazo Menanteau Merlen Merlot Meskache Meunier Miguel Mirallès Montalban Montmaneix Morin Mougin Mounin Nédélec Nédelec Nadaud Nadaus Naz Neruda Nerval Nicoletti Noël Norge Nys Mazure Odartchenko Odartchenlo Olivennes Otte Pélieu Pépin Pérémarti Pérec Pérol Paire Pajot Paoli Para Paris Partouche Pasternak Paulin Pelieu Pelletier Pennequin Pessoa Peuchmaurd Pierre Pinçon Piquet Pirotte Plath Poiré Ponge PontusdeThiard Présumey Prager Prié Prodhomme Proust Quelen Queneau Quinta Quintane Réda Rambour Rancour Rannou Reboux Recouvrot Renard Rilke Rimbaud Ritman Rivet Robert Rosnay Rossi Rothenbert Roubaud Rougerie Rougier Rousselot Rouzeau Roy Rozyski Sénécal Saïd Mohamed Sabatier Sacré Saint Dizier Sapin Sautou Scève Schlee Schoener Seghers Senecal Senghor Seyve Siméon Simao Simeon Simon Sorrente Stétié Stadelman Suel Takahashi Taos Tardieu Tarkos Teyssandier Thuillat Tixier Touzeil Tuwin Tzara Valéry Valprémy VanGogh Vargaftig Vargas Venaille Vercey Verheggen Verlaine Veschambre Vigée Vignes Vinau Viviers Vodaine VonNeff Voronca Wauters Wazemski Wellens Wexler Wouters

liens

Alain Simon Amourier Autre Sud Biloba (Touzeil) Clarisse éd. CNL comme en poésie danger-poésie Daniel Labedan Dessert de lune Guallino Guy Chambelland Impulsions Jean Foucault Jean Michel Robert L'idée bleue L'or des tigres La luxiotte la toile de l'un L'alamblog MP Namur NRM (Nouvelle Revue Moderne) Olivier Favier Poésie Maintenant Poezibao Printemps des poètes remue.net Saïd Mohamed (Ressacs) sitaudis Temps de Paroles Yves Barré