A réception des I.D 211 & 212 qui lui étaient consacrés, Louis-François Delisse nous adresse à la date du 17 X 09 une lettre fort informative, qu'il me semble intéressant de mettre à la portée du lecteur, - après autorisation de l'auteur, - et en m'efforçant de respecter ses partis-pris, comme celui de commencer un paragraphe par une minuscule (contre la volonté de la machine qui cherche à m'imposer la majuscule malgré tout!) et de le terminer le plus souvent par un point d'interrogation.
Louis-François Delisse : « à vous nous signaler poezibao.com du 24.09.09 que j'ai rédigé au téléphone avec François-Xavier Farine pour sa partie bio-blibliographique qui donne les sites où trouver mes principaux ouvrages.
je vous remercie de votre article qui a beaucoup plu, on me l'a envoyé de 3 côtés, même s'il est surtout un éloge de la collection de Cécile Odartchenko, que je lui conseillais d'ouvrir plutôt qu'une revue et c'est bien parti, j'espère y trouver 1 Peuchmaurd et 1 Valprémy pour un suite de morts encore vifs ? comme chez Seghers 1 Izoard !
je suis heureux d'avoir cédé à la demande de Jacques Morin ces poésies tombées de mes manuscrits africains, du Décharge n° 138 en juin 2008, auxquelles vous vous êtes directement référées ? cependant mon œuvre a été publiée jusqu'ici à l'envers de sa chronologie, Jean Michel Place ayant hésité 10 ans à me rendre le premier titre et volume « le Logis des gémeaux », de mes poésies écrites avant le torride Niger et après, où l'érotisme n'enflamme pas autant le verbe, vous pourriez en retirer votre coude [?], et lire plus posément ces poésies d'amitié, d'évènements familiaux, d'un lyrisme plus apaisé ?
le Corridor bleu en annonce la parution depuis celle qu'il fit en 2000 et 2007 de mon choix de poésies amoureuses des touaregs, composé sur les cahiers du Père de Foucault jamais réédités, sur leur mot à mot, dans la case de la bibliothèque de l'Institut d'Afrique noire où ils avaient été enfermés depuis 1939
car la poésie de ces peuples et celles des andalous que je m'attache à traduire depuis mon retour en France, m'importe beaucoup !
chants des hautes époques auxquels j'ai naïvement cru oser les approcher de ma voix? Reste à ce que Charles Mézence Briseul, qui fut écolier à Tombouctou, trouve l'argent de les imprimer, alors qu'il a très peu de rentrées de ses dernières parutions, d'Albarracin et de Ch'Vavar.
croyez en mon heureuse amitié
ainsi que Jacques Morin
Erratum : Dans une lettre suivante, du 23 X 09, L.F Delisse attire l'attention sur une coquille, qui s'est glissée dans Chèvre, poème reproduit p. 4 de Décharge 138, coquille qui « lui fait aussi mal aux yeux que la fausse note à l'oreille » (« et j'ai joué 7 ans de violon », tient-il à préciser !) :
Lire, vers 6 : « De ma main inutile je la flatte pour ce que nous avons / en commun ».
Lire : Au Corridor bleu : Louis-François Delisse : Aile, elle (anthologie nigérienne 1954 – 1976) ; Choix de poésies amoureuses des Touaregs ; Laurent Albarracin : Le Verre de l'eau et autres poèmes ; Ivar Ch'Vavar : Cadavre grand m'a raconté . Un riche catalogue, à explorer avec attention. http://www.lecorridorbleu.fr/catalogue_livre_poesie.php