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Polder, la collection
Adresse
postale :
Claude Vercey : La
Frégate 25 bis rue de Lattre -71100 Chalon/Saône
Un Polder : 6 €. (port
compris)
Par deux : 10 €. (port
compris)
autre tarif
Opuscules imprimés
par "Gros Textes"
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Née avec la revue Décharge, et après avoir
traversé divers avatars liés à l’évolution de la revue, la collection Polder
est aujourd’hui constituée par des livrets indépendants, imprimés par Gros
Textes.
La collection se développe néanmoins toujours suivant le
rythme de la revue, à raison de quatre volumes par an. Du fait de cette
contrainte, la sélection est assez sévère, d’autant que les choix se font
à l’unanimité de quatre lecteurs : Yves Artufel, Alain Kewes, Jacques Morin
et Claude Vercey.On envoie un manuscrit (papier) à l'adresse de Claude
Vercey (ci-dessus).
Chacun des livrets est consacré à un auteur. L’objectif
de Polder est de faire émerger de nouvelles voix, d’être un tremplin
vers des aventures éditoriales
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plus ambitieuses, - parfois aussi une planche de
salut pour des auteurs méconnus ou un temps négligés
par les maisons d’édition.
Quoi qu’il en soit, le temps du Polder est celui d’un passage : nul
n’y sera accueilli plus de deux fois.
Illustré par un dessin de couverture, un livret compte une
quarantaine de pages de format A6. Il s’ouvre sur le texte d’un préfacier
choisi par l’auteur et agréé par les quatre lecteurs; cette présentation, reprise dans la livraison
trimestrielle de Décharge, constitue de fait le dernier lien entre la
revue et les éditions. Indépendamment à celui de la revue, l’abonnement de
20 € par an permet de recevoir deux livrets au printemps
et deux livrets à l'automne (ou à peu près, y a plus de saison !), enfin bref, quatre
livrets par série annuelle.
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Tous les
polders, par ordre alphabétique d'auteur, depuis 1981
RAPPEL DES AUTEURS ET TITRES DE LA NOUVELLE SÉRIE :
Polder n°121 - Nathalie PROST : "La Rivière"
Polder n°122 - Christophe JUBIEN : "La Vie
n’a toujours pas commencé"
Polder n°123 - Liliane REYNAL : "Les Chemins
incertains" -
Polder n°124 - Philippe QUINTA :
"Regards" suivi de "Dis-moi Sacha"
Polder n°125 – Jean-Michel ROBERT : "Le Démineur
distrait"
Polder n°126 - s.g. LUCAS : "ouh la géorgie"
Polder n°127 – Jean-Chistophe BELLEVEAUX :
"Soudures etc"
Polder n°128 – Frédéric POUCHOL :
"Le pays de l’Ennemie" suivi de "Les
permissionnaires"
Polder n° 129 - Serge DELAIVE : « En rade »
Polder n° 130 -Romain FUSTIER : « Le
volume de nos existences »
Polder n° 131 -
Amandine MAREMBERT : « Il pleut dans la chambre cette nuit »
Polder n° 132 – Philippe BLONDEAU :
"Dehors"
Polder n° 133 - Fabrice
MARZUOLO : "La diligence ne passe pas les aboiements"
Polder n° 134 -
Patrice MALTAVERNE :
"Sans mariage"
Polder n° 135 - Claire BARTOLI : "Les hommes ne sont pas des
maisons"
Polder n° 136 - Ariane GRAVIER : "Bri"
Polder n° 137 - Anna JOUY : "Ciseaux à puits"
Polder n° 138 - Jean
Pierre NEDELEC : "T'occupe pas de la marque..."
Polder
n° 139 - Valérie HARKNESS : "Doublure" Polder
n° 140 - Raphaële BRUYÈRE : "Il est bon de se trouver
légèrement affamé"
Polder
n° 141 - Christian Garaud : "Les pommes clochards" Polder
n° 142 - Anas Alaili : "Avec une petite différence"
Polder
n° 143 - Patrick Werstink : "Les
certitudes précaires" Polder
n° 144 - Olivier
Aulry : "Un reposoir à la caresse des ombres"
Polder
n° 145 -
Etienne
Paulin, : "Tuf, toc" Polder
n° 146 -
Valérie
Harkness : "Sauve"
Polder
n° 147 -
Pierre Anselmet : "Les nerfs sauvages" Polder
n° 148 -
Jean-Marc
Proust : "Musée d'art contemporain"
Polder
n° 149 -
Nicolas Jaen : "Anges passant sans ombre" Polder
n° 150 - Andréa
Taos : "Bleu de chauffe" Polder
n° 151 - Guillaume
Decourt : "La Termitière" Polder
n° 152 - Claire
Ceira : "Voir, regarder -voir-" Polder
n° 153 - Jean-Baptiste
Pedini : "Prendre part à la nuit" Polder
n° 154 - Jean-Marc
Proust : "La bonne humiliation"
-2012
–
Printemps
Polder
n° 153 - Jean-Baptiste
Pedini : "Prendre part à la nuit" Polder
n° 154 - Jean-Marc
Proust : "La bonne humiliation"
-2011 – Automne Polder
n° 151 - Guillaume
Decourt : "La Termitière" Polder
n° 152 - Claire
Ceira : "Voir, regarder -voir-" Printemps
Polder
n° 149 -
Nicolas Jaen : "Anges passant sans ombre" Polder
n° 150 - Andréa
Taos : "Bleu de chauffe"
-2010 –
Automne
Polder
n° 147 -
Pierre Anselmet : "Les nerfs sauvages" Polder
n° 148 -
Jean-Marc
Proust : "Musée d'art contemporain"
Printemps
Polder
n° 145
- Etienne
Paulin, : "Tuf, toc" Polder
n° 146 -
Valérie
Harkness : "Sauve" -2009 –
Printemps
Polder
n° 141 - Christian Garaud : "Les pommes clochards" Polder
n° 142 - Anas Alaili : "Avec une petite différence"
Automne Polder
n° 143 - Patrick
Werstink : "Les certitudes précaires" Polder
n° 144 - Olivier
Aulry : "Un reposoir à la caresse des ombres"
-2008 –
Automne
Valérie Harkness "Doublure"
Polder
139
Tout
rêve et rien ne sait les secrets des boîtes à boutons, à rubans de
toutes les couleurs de mon ciel
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Un
rien de déglingue…
Le qualificatif ne semble pas éculé
et osons l’employer encore pour Valérie Harkness : sa poésie est
féminine, c’est-à-dire, aérienne, volatile, en détails, en intérieurs,
en tissus. C’est une poésie qui a du charme, un peu gauche, voire
parfois surannée mais aussi très rythmée, même si l’étude
prosodique révèle vite des vers volontairement bancals, ce qui a pour
avantage de donner du piment à l’ensemble ; des vers courts, dont
certains n’ont qu’une syllabe, enserrent des plus longs ; c’est
une poésie sautillante, « primesautière » diraient les
Anciens… Si on y rencontre des animaux, ils sont tout légers, comme
oiseau ou lézard. Parfois, elle joue les impromptus, elle surprend,
jusqu’à l’incongru. Elle est faite de glissements, et par à-coups,
tend à l’énigmatique. Doublure donc, et aussi « étoffe »,
« foulard », « fichu », « rubans »
« manteaux », « gants », « chapeaux »,
« vêtements ». N’allez pas croire cependant que vous allez
entrer dans un atelier de couture, c'est-à-dire de façonnage. Au
contraire, il y apparaît un rien de déglingue, façon dégrafée/déchirée,
un petit laisser-aller, une nonchalance. … Cela ne penche jamais vers
l’anecdote, au contraire plutôt vers la recherche des origines (« premier
soupir », « première couleur », « première
chose »,« premières vies », même !)
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Ainsi également ce vers magnifique :
« fend le corps comme la lame du temps »
Cependant, le verbe, on le voit là, a perdu son sujet.
A part « je », des pronoms personnels parfois disparaissent,
on ne sait trop qui agit, qui pense. Cela accentue le côté délicat
de cet univers pas vraiment fragmenté, disons : diversifié,
et qui se réunit là comme des cartes. Les impressions semblent par moment jeux
de hasard, … des poèmes ressemblent à des cadavres exquis. L’auteur (e) se
laisse dériver et ne s’en cache pas.
Le corps est souvent évoqué, mais en détails seulement
et on lui associera volontiers les métaphores du placard et du tiroir,
de la boîte (allusion en passant à un
secret, peut-être d’écriture ?),
figure encore de cette dualité intérieur-extérieurqui crée le paysage mental
de beaucoup d’œuvres car comment en sortir,
la peau étant la frontière sensible et l’esprit,
l’espace incommensurable…
Valérie Harkness n’est jamais là où on l’attend, un peu fuyante.
Il lui arrive d’ évoquer un grand sujet comme le temps et puis soudain,
de couper court pour passer à autre chose, de plus visuel.
Car indéniablement, tous les sens ont développé
leurs petites antennes dans ce livre.
Finalement, pour couper impromptu également :
la poésie serait un éternel classement, et pour Doublure, tentative de
rangement…
Françoise Favretto
Polder
140
Raphaële Bruyère
"il
est bon de se trouver légèrement affamé"
Installés
dans trois fauteuils, on avait nos pieds dans les chaussettes, Nous nous réchauffions
au feu, absorbés et seuls. Nos regards aux flammes étaient les nôtres.
«
Lorsque je marche, je marche.
Si vous êtes à côté de moi c’est que nous y sommes ensemble.
Nous levons nos bras et les laissons tomber abasourdis du paysage.»
Raphaële Bruyère donne des pentes à la poésie.
Pentes raides, lumineuses, fantaisistes et caillouteuses.
Ces pentes vagabondent en aval devant des souvenirs incongrus et s'aiguillonnent
en amont vers des torrents tout à coup mélodieux. Ses pentes serpentent, du désir
dans les manchettes, de l’apnée dans les pâquerettes.
Ses pentes sont ses affres, sa géographie et son ivresse.
Elles sont ensoleillées et frôlent les orages, elles les traversent aussi.
Sauves. "
Il est bon de se trouver légèrement affamé" est son premier recueil
publié de poésies : «une écriture légère et rieuse, un tantinet déjanté
dans l’ensemble».
Mais
quel vallon, quelle colline et quel Himalaya ! J'anicroche le courant de la
folie et vagabonde au guidon de la robe imaginative.
Printemps
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Polder n°
137 - Anna JOUY : "Ciseaux à puits"
Illustration
: Baptiste Gaillard
Préface : Alain Simon :
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En littérature
et plus précisément en poésie je ne suis sensible qu’à ce qui déclenche
en moi un certain frisson, qui monte de l’échine jusqu’au cervelet et
où j’ai comme l’impression d’un guet-apens, je suis pris en otage,
on m’a eu. J’ai lu un jour les commentaires d’Anna (qui n’était
pas encore Jouy pour moi), aux billets de Jean-Michel Robert sur son blog
et j’ai ressenti cela. Elle a surgi le dimanche 10 juin 2007 sur Ignorer
est un passereau de notre démineur distrait. Il était tard, j’ai
emporté dans mon sommeil son « à la volette, en poquets » et
« cette blessure d’enfant gris » à vouloir essuyer d’une
savate « les poussières de tant de ciel ». Cette allusion à
la culture du riz m’a d’abord fait imaginer que cette Anna avait vécu
au Viêt-Nam ou du moins dans des pays de mousson. Eh bien non, elle a
grandi et vécu en Suisse Romande, là où vivait Marie-Françoise Prager
avec qui elle a des affinités évidentes (et qu’elle n’a jamais lue,
m’a-t-elle affirmé), il suffit de relire Narcose
et Rien ne se perd publiés
autrefois chez feu Guy Chambelland :
Je ne veux
plus parler
j'ai peur de mes secrets
le cerf qui m'a parlé
obsédé par sa charge
mystique en fut tremblant
Cerf,
viendras-tu encore ? |
—
à quoi Anna réplique :
Vivant
de grands bois et de brame
respiration
profonde, ventrale, prise dans la racine
de
l'arbre qui pousse encore et toujours
chaque désir du cerf régénère la forêt
car l’homme, le
masculin ne sont tout de même pas vécus de la même façon dans le
voyage intérieur de l’une et l’autre. Sensualité (parfums, fruits,
musique) d’un côté avec Anna ; feux éteints, azur plombé chez
Marie-Françoise. Chez l’une l’eau et l’air se conjuguent, font
bouger les heures, l’âme ; chez l’autre c’est la traversée
lourde en mondes hermétiques, « étuis consécutifs » à
densité funèbre, et douloureuse écholalie…En Suisse disais-je —
mais ce pourrait être évidemment ailleurs, en d’autres contrées où
à l’orée d’une forêt découpée dans l’imaginaire fleurissent
certains puits qui ne sont pas d’orgueil, avec une margelle comme un œil
ouvert la nuit sur le mystère. Caresserait-t-elle en déposant ses mots,
en tatouant le temps, l’idée que quelqu’un d’autre est là, caché
la nuit, présent le jour et qui comprend le sens de la besogne ? Je
ne sais. Comme j’ignore si elle peut un jour devenir fée ou prêtresse
— mais, à la lire, un étrange besoin nous saisit d’une vie comme la
sienne, avec cette échelle dont elle parle, ces ciseaux semblables à
ceux d’un luthier faisant de ce puits avec sa margelle l’instrument de
sa poésie, savamment avec ses éclisses.
Alain SIMON |
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Polder n°
138 - Jean Pierre Nedelec : "T'occupe pas de la marque..."
Illustration
: Nono
Préface : Jean-Michel Robert
"...Quand
par nature les contraintes s’imposent, J P. Nedelec prétend se les
accorder, n’est-ce pas là le vrai luxe insolent ? Les contraintes de
l’effort et des distances pour
« penser libre » (et hop !),
crever la perspective immobile - déjà le lointain médite - ; au
retour, contraintes d’écrire les verticalités du temps.
Il ne s’agit donc pas ici de poésie du sport, la douleur, les
muscles, la fatigue restent allusifs, pas de performance. Je pense à une poésie
de l’errance hantée et émerveillée, ce qui n’exclut pas l’humour de
mêler, par exemple, Sade au martyre de Justine de Padoue, ni celui de
l’autodérision : Je me bâfre
me sens con morveux existentiel. ..."
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-2007 –
Printemps
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Polder n° 133
- Fabrice
MARZUOLO : "La diligence ne passe pas les aboiements"
Illustration
: Marie-Claude Bech
Préface : Axelle Felgine :
"... Les mots
découpent une tranche de réalité, non dégraissée, brute,
ultime...Voilà une poésie qui ne transige pas avec la
cosmétique..."
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Polder n° 134 -
Patrice
MALTAVERNE : "Sans mariage"
Illustration : Fabrice Fossé
Préface : Michel Pierre
:
"... La poésie de
Patrice Maltaverne ne sert pas ou peu l'immédiat. Elle s'appuie sur
d'autres faims élémentaires lesquelles ne comptent pas avec le temps
comme elle le ferait dans une respiration..."
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Automne
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Polder n°
135 : Claire BARTOLI : "Les hommes ne sont pas des maisons"
Illustration : Miroslava Ledo
Présentation : Chantal Dupuy-Dunier
Elle nous offre l’univers tout entier,
à nous qui sommes habituellement confinés dans des visions ponctuelles
et parcellaires.
Son monde intérieur se révèle riche
d’une vivacité encore proche de l’enfance, avec une petite musique
dont le refrain persiste en nous, entre les murs de nos maisons. Sa représentation
du corps est mouvement, rythme, toucher. Jamais images tactiles ne furent
décrites avec autant de précision et de justesse.
« La peau est un œil ouvert sans paupière. » |
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Polder n°
136 - Ariane GRAVIER : "Bri"
Illustration
: Isabelle Neveux
Préface : Claire Ceira
...Alors
dans ce très long et froid premier matin d’un autre monde, la survivante
parle de nous et de ce qu’elle voit et sent - humaine surtout dans sa façon
de se, de nous regarder et de nous remercier encore. Et ce qu’elle nous dit de
son corps, dans cette profonde solitude, ce corps vivant et presque entièrement
vulnérable, en appelle au corps de notre enfance, que nous avons si complètement
oublié, tandis que prenait peu à peu sa place un reflet, dans la glace des
regards.
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-2006 –
Printemps
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Polder n° 129 -
Serge DELAIVE :
« En rade »
...Ces
voyages réapparaissent dans ses poèmes comme en filigrane, avec légèreté,
d’une façon un peu tremblante. Je ne vais pas évoquer, rassurez-vous, la
tremblante du poète, expression péjorative qui rappellerait la tremblante du
mouton ! Il faut lire et relire les poèmes de Serge Delaive dont le sens
premier est une sorte de buée que l’on doit enlever avec délicatesse. Apparaît
alors le texte dans toute sa densité. Ici, les chemins se croisent,
s’entrelacent. Ce poète, dirait-on, emprunte des pistes très diverses.
Serait-ce pour perdre son lecteur ? Je penserais plutôt qu’il veut
seulement requérir, et à juste titre, une extrême attention. Nous ne sommes
pas en face d’une poésie ésotérique, loin de là, mais de furtives discrétions
émaillent ces pages. De fines allusions les traversent. Et, souvent, le poème
lui-même est mis en question.
Préface – Jacques Izoard
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Polder n° 130
-Romain FUSTIER :
« Le volume de nos existences »
Le
titre donne le ton, le sens. La démarche entreprise consiste à partir
d’une conjecture insolite : si l’on décidait de soupeser nos
existences, de les ranger dans des boîtes, quel poids feraient-elles ?
Dans quel espace se déploieraient-elles ?
Romain Fustier a choisi de situer ses derniers poèmes à
l’intersection du matériel et de l’existentiel, de la contingence et
de la transcendance, dans ces zones indécises où le proche rencontre le
lointain, où le banal renoue avec l’extraordinaire.
Préface – Emmanuel Flory
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Polder n° 131 - Amandine MAREMBERT : « Il
pleut dans la chambre cette nuit »
Amandine
Marembert a le don de faire cohabiter l’universel et le quotidien, le
magique et l’ordinaire, le terre-à-terre et le cosmos, gommant distances
et différences.
Son
écriture : un lien entre notre planète et l’univers.
La pelouse est prolongement de la nappe de sa table comme le ciel est
extension de son jardin. Pourquoi s’en étonner étant donné que les
nuages se garent au-dessus de sa maison et que la mer dans sa totalité dort
dans l’eau d’une fleur ?
Préface – Vénus Khoury-Ghata
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Polder n° 132 – Philippe BLONDEAU : "Dehors"
Les
poèmes de Philippe Blondeau sont les tableaux de petit format d'un maître ;
leur juxtaposition, je serais tenté de dire leur accrochage donne l'impression
d'une galerie de poésies ; on s'y promène, on s'arrête sur un poème puis sur
un autre – on fait quelques pas avec dans la tête une image poétique qui se
grave
Préface : Pierre Garnier
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Printemps
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Polder 125
–
Jean-Michel
ROBERT : "Le Démineur distrait"- Illustration de l’auteur.
"...États des lieux sans concession, désolation, avec
deux doigts d’ironie et un léger sourire, sentiments souvent
indéfinissables, et un art de vivre finalement ..." Alfonso Jimenez -
Préface
"Avec Jean-Michel Robert, l’art du poème court grimpe
jusqu’aux sommets de l’Himalaya"
Phil Fax (La Nouvelle Revue Moderne)
"Un tout petit recueil de quatrains systématiques
(comme pour entendre la détresse d’amour) où tu trouveras de quoi nourrir
chaque matin ta vie qui recommence…" Pol-Jean Mervillon (Le Petit
Quentin)
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Polder 126 -
s.g. LUCAS : "ouh la géorgie"
- Illustrations : Myckie
"...des souvenirs comme des paquets de mer que l’on
prendrait en pleine figure ; et l’on reste éclaboussé, dérangé de ce qui
monte ainsi en nous, brutal, et émerveillé… "
Patricia Cottron Daubigné - Préface
"Voici une écriture burinée, me semble-t-il, par une
certaine urgence...(...) Le côté fruit sec de ces écrits n’est pas fait
pour me déplaire." Guy Ferdinande (Comme un terrier)
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Automne
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Polder 127 –
Jean-Chistophe BELLEVEAUX :
"Soudures etc" – Illustration : Anne Cacitti.
Voici
des poèmes qui n’ont l’air de rien : pas de discours, peu de mots, pas
ou peu de métaphores. Tout juste, parfois, furtive concession à la confession,
deux ou trois indications biographiques, glissées l’air de rien, sans pathos,
sans jamais s’attarder. Rien, pourtant, dans ces pages, d’une poésie célébrant
l’absence. C’est un art de la notation, plutôt, qui s’y manifeste, et
d’autant plus efficace qu’il s’appuie, selon l’esprit du haïku, sur un
sens très sûr du silence et des ondes que peuvent y faire résonner quelques
mots bien choisis.
Préface –Jean-Claude Pinson
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Polder 128 –
Frédéric POUCHOL : "Le
pays de l’Ennemie"" suivi de Les permissionnaires"
C'est
sur un fleuve aux âpres turbulences que le nocher Frédéric Pouchol nous
convoie. Nous, voyageurs en partance vers la souvenance, oscillons sur une eau
qui flue et reflue entre deux rivages. De l'hymne triomphant à la plainte funèbre,
lancinante est la route. Quittant peu à la peu la vêture pour le dépouillement,
nous sommes confrontés aux matériaux bruts - terre, pierre, bois, eau, chair,
sel...
Préface – Alicia Gérard
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- 2004 -
Printemps
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Polder 121
:
Nathalie PROST :
"La Rivière". Illustration de Michèle Chatelin.
"C’est comme un baptême universel où nous sommes
conviés tout à coup. Baptême familial et singulier, filial et
générationnel, où se joue et se rejoue en termes simples et fluides une
nouvelle nativité". Jacques Darras - Préface
"La découverte d’une voix poétique - c’est-à-dire
un auteur qui allie une version du monde à une langue sûre de son vocabulaire
et de sa syntaxe - est toujours un moment de bonheur pour un lecteur de poésie.
(...) Un grand poème inspiré..."
Jacques Lucchesi (Verso
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"J’ai adoré ce livre (...). Achetez (le) parce que je
ne vais sûrement pas vous prêter le mien."
Philippe Gicquel (Saltimbanques !)
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Polder 122 -
Christophe JUBIEN : "La Vie n’a
toujours pas commencé" – Illustration de Pierre Richir
"J’aime toujours ce que nous donne à lire Jubien dans
cette écriture dense et simple. Tout particulièrement, dans les rencontres
avec les petites gens (...). Des gens sans importance, de la vie vraie"
Francis Krembel - Préface
"...Les choses de la vie, telles qu’elles apparaissent
sans vouloir forcer un mystère qui n’existe pas, sans tenter de dire au-delà
de ce que sa matière perçoit ou ressent. C’est frais et juste..."
J-Michel Bongiraud (Traction-Brabant)
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"Chaque poème est un tableautin, assez immobile, (...)
juste ce qu’il faut pour que l’image ne soit pas fixe (...). Et quand l’esprit
a bien saisi l’image, les mots posent par derrière une sorte de voix off.
Petite musique, petite vibration. Faut le faire !" Guy Ferdinande (Comme
un terrier dans l’igloo...)
Automne
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Polder 123 - Liliane REYNAL
: "Les Chemins incertains" - Illustrations d’ Aurélien
Lepage
"Un nouveau pas a été fait (...) : le poème est comme
devenu un système de signes, une construction légère de notes sensuelles pour
un érotisme généralisé" Claude Vercey - Préface
"...Une originalité de fond et un sens de la
narrativité (...) De jolies trouvailles qui vraiment fourmillent ici..."
Guy Ferdinande (Comme un terrier dans l’igloo...)
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Polder 124 -
Philippe QUINTA : "Regards"
suivi de "Dis-moi Sacha" – Illustration : Nicole Jahan.
"Philippe Quinta est un chasseur de Lumières. (...) Il
traque le frôlement, l’ombre, la petite déchirure du ciel"
Roger Gertoux – Préface
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et aussi : Polder, deuxième génération un aperçu en forme
d'anthologie des 53 polders sélectionnés, présentés et carrément choyés
par Jacmo, ISBN 2-35082-002-058 ; 8 €.

La série 2011 : 20 €
La série 2010 : 20 €
La série 2009 : 20 €
La série 2008 : 20 €
La série 2007 : 20 €
La série 2006 : 20 €
La série 2005 : 20 €
La série 2004 : 20 €
POLDER, DEUXIEME GÉNÉRATION (1991-2003)
du n° 61 au n° 120 : 8 €
GÉNÉRATION
POLDER (1981-1990) du n° 1 au n° 60
: 8 €.
Total : . . .€
Nom :……………………………………..
Adresse :………………………………….
…………………………………………
A l’ordre des Palefreniers du rêve 563252 U Dijon c/o Jacques Morin
: 4. rue de la Boucherie - 89240 Égleny.
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